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Entre 1644 et 1648, un groupe de théologiens Puritains d'Angleterre et
d'Écosse s'entendent sur la rédaction de la confession de foi dite 'de Westminster'.
Il s'agit d'un document de très grande qualité mais d'orientation
Presbytérienne. Alors que la persécution fait rage sous le règne de
Charles II , un groupe de Particular Baptistes (groupe de conviction Calviniste par opposition aux General Baptists de persuasion Arminienne) rédigent et publient anonymement, en 1677, une confession de foi Baptiste. Ils s'inspirent de la Westminster
là où elle s'harmonise aux convictions Baptistes; lorsque des
modifications s'imposent, ils empruntent à la première confession de
Londres rédigée en 1644, à la Savoie rédigée en 1658 alors que certains autres détails sont l'oeuvre des rédacteurs eux-mêmes.
Après l'accession de Guillaume et Marie au trône d'Angleterre et la
promulgation de l'Acte de Tolérance le 24 mai 1689, les représentants de
cent sept congrégations Baptistes se réunissent de nouveau à Londres,
signent la confession de foi et la réimpriment cette même année, d'où
l'appellation Confession de Foi Baptiste de Londres de 1689 même si la rédaction originale remonte à 1677.
En 1855, lors de la deuxièmme année de son ministère à New Park Street Chapel, Charles Spurgeon la réimprime avec les commentaires suivants qu'il adresse "à
toute la maisonnée de la foi qui se réjouit des grandes doctrines de la
grâce souveraine.... Il m'a paru bon de réimprimer à un prix abordable
cette excellente liste de doctrines auxquelles ont souscrit les
ministres baptistes en 1689. Nous avons besoin d'un bannière à de la
verité puis ce petit livret aider la cause du glorieux Évangile en
rendant témoignage à ses doctrines cardinales.... Puisse le Seigneur
redonner à Zion un langage pur et puissent ses sentinelles garder l'oeil
ouvert."
LE CHAPITRE 1 | LES SAINTES ÉCRITURES |
LE CHAPITRE 2 | DE DIEU ET LA TRINITÉ SACRÉE |
LE CHAPITRE 3 | DE LE DÉCRET DE DIEU |
LE CHAPITRE 4 | DE CRÉATION |
LE CHAPITRE 5 | DE PRÉVOYANCE DIVINE |
LE CHAPITRE 6 | DE L'AUTONOMÉ D'HOMME, DE PÉCHÉ ET DE LA PUNITION DE CELA |
LE CHAPITRE 7 | DE L'ALLIANCE DE DIEU AVEC L'HOMME |
LE CHAPITRE 8 | DE LE CHRIST LE MÉDIATEUR |
LE CHAPITRE 9 | DE VOLONTÉ LIBRE |
LE CHAPITRE 10 | D'APPEL EFFICACE |
LE CHAPITRE 11 | DE JUSTIFICATION |
LE CHAPITRE 12 | D'ADOPTION |
LE CHAPITRE 13 | DE SANCTIFICATION |
LE CHAPITRE 14 | DE LA FOI QUI SAUVE |
LE CHAPITRE 15 | DE REPENTIR À VIE ET SALUT |
LE CHAPITRE 16 | DE BONS TRAVAUX |
LE CHAPITRE 17 | DE LA PERSÉVÉRANCE DES SAINTS |
LE CHAPITRE 18 | DE L'ASSURANCE DE GRÂCE ET SALUT |
LE CHAPITRE 19 | DE LA LOI DE DIEU |
LE CHAPITRE 20 | DE L'ÉVANGILE, ET DE L'AMPLEUR DE LA GRÂCE DE CELA |
LE CHAPITRE 21 | DE LIBERTÉ CHRÉTIENNE ET LIBERTÉ DE CONSCIENCE |
LE CHAPITRE 22 | D'ADORATION RELIGIEUSE ET LE JOUR DU SABBAT |
LE CHAPITRE 23 | LES SERMENTS ET LES VOEUX LÉGITIMÉS |
LE CHAPITRE 24 | DU MAGISTRAT CIVIL |
LE CHAPITRE 25 | DE MARIAGE |
LE CHAPITRE 26 | DE L'ÉGLISE |
LE CHAPITRE 27 | DE LA COMMUNION DES SAINTS |
LE CHAPITRE 28 | LE BAPTÊME ET LA SAINTE CÈNE |
LE CHAPITRE 29 | LE BAPTÊME |
LE CHAPITRE 30 | LA SAINTE CÈNE |
LE CHAPITRE 31 | DE L'ÉTAT D'HOMME APRÉS MORT, ET DE LA RÉSURRECTION DU MORT |
LE CHAPITRE 32 | LE DERNIER JUGEMENT |
1. Les Saintes Écritures
1. Bien que la lumière naturelle, les oeuvres créées et la
providence témoignent de la bonté, de la sagesse et de la puissance de
Dieu jusqu'à rendre les hommes inexcusables (Rm 2.14,15; 1.19,20; Ps
19.1-3; Rm 1.32; 2.1), elles ne suffisent pas cependant à donner cette
connaissance de Dieu et de sa volonté qui est nécessaire au salut (1 Co
1.21; 2.13,14). C'est pourquoi, à plusieurs reprises et de différentes
manières, il a plu au Seigneur de se révéler lui-même et de proclamer sa
volonté à son Église (Hé 1.1) . Ensuite, pour que la vérité soit mieux
gardée et propagée et que l'Église soit plus sûrement affermie et
encouragée en face de la corruption de la chair et de la malice de Satan
et du monde, il a plu au Seigneur qu'elle soit toute mise par écrit (Pr
22.19-21; Lc 1.3,4; Rm 15.4; Mt 4.4,7,10; Es 8.19,20), d'où le
caractère indispensable de l'Écriture (2 Tm 3.15; 2 P 1.19). Maintenant,
Dieu a cessé de manifester sa volonté, de cette manière, à son peuple
(Hé 1.1-2).
2. L'Écriture Sainte, ou Parole écrite de Dieu, comprend tous les
livres de l'Ancien et du Nouveau Testaments, à savoir pour l'Ancien
Testament:
Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome, Josué, Juges, Ruth, I
Samuel, II Samuel, I Rois, II Rois, I Chroniques, II Chroniques, Esdras,
Néhémie, Esther, Job, Psaumes, Proverbes, Ecclésiaste, Cantique des
Cantiques, Ésaïe, Jérémie, Lamentations de Jérémie, Ézéchiel, Daniel,
Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habaquq, Sophonie,
Aggée, Zacharie, Malachie;
Et pour le Nouveau Testament:
Évangiles selon Matthieu, Marc, Luc,
Jean; Actes des Apôtres, Épîtres de Paul aux: Romains, Corinthiens I,
Corinthiens II, Galates, Éphésiens, Philippiens, Colossiens,
Thessaloniciens I, Thessaloniciens II, Timothée I, Timothée II, Tite,
Philémon; Hébreux, Jacques, I et II Pierre, I, II et III Jean, Épître de
Jude, Apocalypse.
Ces livres ont tous été inspirés par Dieu pour être la règle de la foi
et de la vie (Lc 16.29,31; Ep 2.20; Ap 22.18,19; 2 Tm 3.16).
3. Les livres généralement appelés "apocryphes", n'étant pas
d'inspiration divine, ne font pas partie du Canon de l'Écriture, et, par
suite, n'ont pas autorité dans l'Église de Dieu et ne doivent pas être
considérés ou utilisés différemment que les autres écrits humains (Lc
24.27,44; Rm 3.2; 2 P 1.21).
4. L'autorité de l'Écriture Sainte qui doit être crue et obéie
dépend, non pas du témoignage d'un homme ou d'une Église, mais
entièrement de Dieu, son Auteur (qui est la Vérité-même); elle doit donc
être reçue parce qu'elle est la Parole de Dieu (2 P 1.19,21; 2 Tm 3.16;
1 Jn 5.9; 1 Th 2.13).
5. Nous pouvons être amenés et incités par le témoignage de l'Église à accorder à l'Écriture Sainte une considération profonde et pleine de respect (1 Tm 3.15). De plus, la nature divine du contenu, la portée pratique de la doctrine, la majesté du style, la cohérence de toutes les parties, l'objectif de l'ensemble (qui est de donner à Dieu toute gloire), la pleine révélation de l'unique chemin conduisant au salut, de nombreuses autres qualités incomparables - bref: sa perfection pleine et entière - sont autant d'éléments par lesquels la Parole de Dieu s'authentifie elle-même. Néanmoins, notre conviction et notre certitude quant à l'infaillible vérité et à la divine autorité du texte ne proviennent que de l'oeuvre intérieure du Saint-Esprit portant témoignage, par et avec la Parole, dans nos coeurs (1 Jn 2.20,27; Jn 16.13,14; 1 Co 2.10-12; Es 59.21).
6. Tout le Conseil de Dieu, c'est-à-dire tout ce qui est
nécessaire à la gloire du Seigneur ainsi qu'au salut, à la foi et à la
vie de l'homme, est expressément consigné dans l'Écriture ou doit en
être déduit comme une bonne et nécessaire conséquence; rien, en aucun
temps, ne peut y être ajouté, soit par de nouvelles révélations de
l'Esprit, soit par les traditions humaines (2 Tm 3.15-17; Ga 1.8,9; 2 Th
2.2). Néanmoins, nous reconnaissons que l'illumination intérieure de
l'Esprit de Dieu est nécessaire pour une compréhension à salut de ce qui
est révélé dans la Parole (Jn 6.45; 1 Co 2.9-12). Certains aspects du
culte dû à Dieu, et du gouvernement de l'Église, communs à toutes
activités et sociétés humaines, doivent être arrangés selon la lumière
naturelle et la sagesse chrétienne, dans le respect des règles générales
de la Parole qui doivent toujours être observées (1 Co 11.13,14;
14.26,40).
7. Tout dans l'Écriture n'est pas également évident, ni également
clair pour tous (2 P 3.16). Cependant, ce qu'il faut nécessairement
connaître, croire et observer en vue du salut est si clairement exposé
et révélé dans tel ou tel autre passage de l'Écriture que l'ignorant, et
pas seulement l'homme cultivé, peut, sans difficulté, en acquérir une
compréhension suffisante (Ps 119.105,130).
8. L'Ancien Testament en hébreu (langue maternelle de l'ancien
peuple de Dieu) et le Nouveau Testament en grec (langue la plus répandue
parmi les Nations à l'époque de sa rédaction), directement inspirés par
Dieu et gardés purs, au long des siècles, par sa providence et ses
soins particuliers, sont authentiques (Mt 5.18). Aussi, dans tous les
débats religieux, l'Église doit-elle, en fin de compte, s'y référer (Es
8.20; Ac 15.15; Jn 5.39,46). Mais, les langues originales ne sont pas
connues par l'ensemble du peuple de Dieu qui a droit aux Écritures, qui
s'intéresse à elles et a reçu l'ordre de les lire et de les sonder dans
la crainte de Dieu (Jn 5.39). Ces Écritures doivent donc être traduites
dans la langue couramment utilisée dans chaque nation où elles pénètrent
(1 Co 14.6,9,11,12,24,27,28). Ainsi, la Parole de Dieu étant largement
répandue chez tous, tous pourront rendre au Seigneur le culte qui lui
est agréable (Col 3.16), et, par la patience et l'assurance que donnent
les Écritures, ils posséderont l'espérance (Rm 15.4).
9. L'Écriture elle-même est la règle infaillible de son interprétation. C'est pourquoi, lorsque se pose une question au sujet du sens véritable et complet d'un texte quelconque de l'Écriture (qui n'est pas incohérente mais une), la réponse doit être cherchée et trouvée à l'aide d'autres textes plus clairs (2 P 1.20,21; Ac 15.15,16).
10. Le Juge suprême par qui tous débats religieux doivent être
réglés, par qui toutes décisions des Conciles, toutes opinions des
Pères, toutes doctrines humaines et toutes manières de voir
particulières doivent être examinées, et à la décision duquel nous
devons nous remettre, c'est le Saint-Esprit parlant par l'Écriture; et
nul autre (Mt 22.29,31; Ep 2.20 avec Ac 28.25)
2. Dieu, la Sainte Trinité
1. Il n'est qu'un seul (Dt 6.4; 1 Co 8.4,6), vivant et vrai Dieu
(1 Th 1.9; Jr 10.10), infini en son être et en sa perfection (Jb 11.7-9;
26.14), très pur esprit (Jn 4.24), invisible (1 Tm 1.17), incorporel,
indivisible (Dt 4.15,16; Jn 4.24; Lc 24.39), impassible (Ac 14.11,15),
immuable (Jc 1.17; Ml 3.6), immense (1 R 8.27; Jr 23.23,24), éternel (Ps
90.2; 1 Tm 1.17), incompréhensible (Ps 145.3), tout-puissant (Gn 17.1;
Ap 4.8), très sage (Rm 16.27), très saint (Es 6.3; Ap 4.8), très libre
(Ps 115.3), absolu (Ex 3.14). Il fait concourir toutes choses au conseil
de sa propre volonté immuable et juste (Ep 1.11), pour sa propre gloire
(Pr 16.4; Rm 11.36). Il est amour (1 Jn 4.8,16), grâce, miséricorde et
patience. Il abonde en bonté et en vérité. Il pardonne l'iniquité, la
transgression et le péché (Ex 34.6,7). Il récompense ceux qui le
cherchent assidûment (Hé 11.6). Il est aussi très juste et terrible en
ses jugements (Né 9.32,33). Il hait le péché (Ps 5.5,6), et n'innocente
d'aucune manière le coupable (Né 1.2,3; Ex 34.7).
2. Dieu possède en lui-même et par lui-même toute vie (Jn 5.26),
gloire (Ac 7.2), bonté (Ps 119.68) et bonheur (1 Tm 6.15; Rm 9.5). Il se
suffit parfaitement à lui-même et n'a besoin d'aucune des créatures
qu'il a faites (Ac 17.24,25); il ne tire d'elles aucune gloire (Jb
22.2,3), mais il manifeste seulement sa propre gloire en, par, vers et
sur elles. Il est l'unique origine de tout être; tout est de lui, par
lui et pour lui (Rm 11.36). Il détient l'autorité souveraine sur toutes
choses et accomplit par elles, pour elles et en elles tout ce qui lui
plaît (Ap 4.11; 1 Tm 6.15; Dn 4.25,35). Tout est évident et clair à ses
yeux (Hé 4.13). Sa connaissance est infinie, infaillible, et ne doit
rien à ses créatures (Rm 11.33,34; Ps 147.5); aussi pour lui rien
n'est-il contingent ou incertain (Ac 15.18; Ez 11.5). Toutes ses
pensées, toutes ses oeuvres et tous ses commandements sont très saints
(Ps 145.17; Rm 7.12). Les anges et les hommes ainsi que toute autre
créature lui doivent adoration, service et obéissance en tout ce qu'il
lui plaît d'exiger (Ap 5.12-14).
3. Dans l'unité divine, il est trois personnes d'une seule et
même substance, puissance et éternité: Dieu le Père, Dieu le Fils et
Dieu le Saint-Esprit (1 Jn 5.7; Mt 3.16,17; 28.19; 2 Co 13.14). Le Père
n'est engendré par personne et ne procède de personne. Le Fils est
éternellement engendré du Père (Jn 1.14,18). Le Saint-Esprit procède
éternellement du Père et du Fils (Jn 15.26; Ga 4.6).
3. Le Décret Éternel de Dieu
1. De toute éternité et selon le très sage et saint conseil de sa
propre volonté, Dieu a librement et immuablement ordonné tout ce qui
arrive (Ep 1.11; Rm 11.33; Hé 6.17; Rm 9.15,18); de telle manière,
cependant, que Dieu n'est pas l'auteur du péché (Jc 1.13,17; 1 Jn 1.5),
qu'il ne fait pas violence à la volonté des créatures, et que leur
liberté ou la contingence des causes secondes sont bien plutôt établies
qu'exclues (Ac 2.23; Mt 17.12; Ac 4.27,28; Jn 19.11; Pr 16.33).
2. Bien qu'il sache tout ce qui peut ou doit arriver (Ac 15.18; 1 S 23.11,12; Mt 11.21,23), Dieu cependant n'a pas décrété telle chose parce qu'il la prévoyait comme future ou parce qu'elle devait arriver étant données les conditions préalables (Rm 9.11,13,16,18).
3. Par le décret de Dieu, pour la manifestation de sa gloire,
certains hommes et certains anges (1 Tm 5.21; Mt 25.41) sont prédestinés
à la vie éternelle; et d'autres pré-ordonnés à la mort éternelle (Rm
9.22,23; Ep 1.5,6).
4. Ces anges et ces hommes, ainsi prédestinés et pré-ordonnés,
sont précisément et immuablement inscrits dans le décret; et leur nombre
est si certain et fixé qu'il ne peut être ni augmenté, ni diminué (2 Tm
2.19; Jn 13.18).
5. Avant que ne soit posé le fondement du monde, Dieu a choisi en
Christ, selon son dessein éternel et immuable, et selon le conseil
secret et le bon plaisir de sa volonté, les êtres humains prédestinés à
la vie et à la gloire éternelle (Ep 1.4,9,11; Rm 8.30; 2 Tm 1.9; 1 Th
5.9). Il l'a fait par sa seule et pure grâce, par amour, et non par une
considération préalable de leur foi, ou de leurs bonnes actions, ou de
leur persévérance, ou de quelque autre condition ou cause que ce soit
(Rm 9.11,13,16; Ep 1.4,9); le tout à la louange de sa grâce glorieuse
(Ep 1.6,12).
6. Comme Dieu a désigné les élus pour la gloire, il en a aussi,
selon le dessein éternel et très libre de sa volonté, pré-ordonné tous
les moyens nécessaires (1 P 1.2; Ep 1.4,5; 2.10; 2 Th 2.13). C'est ainsi
que les élus, déchus en Adam, sont rachetés par le Christ (1 Th 5.9,10;
Tt 2.14), et appelés efficacement à la foi en Christ par son Esprit qui
agit au temps convenable. Ils sont justifiés, adoptés, sanctifiés (Rm
8.30; Ep 1.5; 2 Th 2.13), et gardés par son pouvoir, au moyen de la foi,
en vue du salut (1 P 1.5). Il n'est d'autres rachetés par Christ,
efficacement appelés, justifiés, adoptés, sanctifiés et sauvés, que les
élus (Jn 17.9; Rm 8.28-39; Jn 6.64,65; 10.26; 8.47; 1 Jn 2.19).
7. Quand au reste du genre humain, il a plu à Dieu de ne pas le
choisir, selon l'insondable décision de sa propre volonté par laquelle
il accorde ou refuse sa miséricorde comme il lui plaît, à la gloire de
son pouvoir souverain sur ses créatures. Ceux-là, Dieu les a destinés au
déshonneur et à la colère que mérite leur péché, à la louange de sa
justice glorieuse (Mt 11.25,26; Rm 9.17,18,21,22; 2 Tm 2.19,20; Jude 4; 1
P 2.8).
8. La doctrine de ce profond mystère de la prédestination doit
être maniée avec une sagesse et une précaution particulières (Rm 9.20;
11.33; Dt 29.29) afin que ceux qui prêtent attention et obéissent à la
volonté de Dieu révélée dans sa Parole puissent, dans la certitude de
leur vocation efficace, être assurés de leur élection éternelle (2 P
1.10). Ainsi, à tous ceux qui obéissent sincèrement à l'Évangile cette
doctrine donnera matière à louange, respect et admiration (Ep 1.6; Rm
11.33); ainsi qu'humilité, zèle et solide assurance (Rm 11.5,6,20; 2 P
1.10; Rm 8.33; Lc 10.20).
4. La Création ***
1. Il a plu à Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit (Hé 1.2; Jn 1.2,3; Gn 1.2; Jb 26.13; 33.4), pour la manifestation glorieuse de sa puissance, de sa sagesse et de sa bonté éternelles (Rm 1.20; Jr 10.12; Ps 104.24; 33.5,6), de créer, ou de faire de rien, au commencement, en six jours, le monde et toutes les réalités visibles ou invisibles qui s'y trouvent; et tout était très bon (Gn 1; Hé 11.3; Col 1.16; Ac 17.24).
2. Après avoir fait toutes les autres créatures, Dieu créa l'être
humain à son image (Gn 1.26; Col 3.10; Ep 4.24). Il créa un homme et
une femme (Gn 1.27), ayant une âme raisonnable et immortelle (Gn 2.7
avec Ec 12.7 et Lc 23.43 et Mt 10.28), revêtus de connaissance, de
justice et de vraie sainteté. La Loi de Dieu était inscrite dans leur
coeur (Rm 2.14,15) et ils avaient le pouvoir de l'accomplir (Ec 7.29).
Cependant, laissés à la liberté de leur propre volonté qui était capable
de changement, ils avaient la possibilité de transgresser la Loi (Gn
3.6; Ec 7.29).
3. En plus de cette Loi inscrite dans leur coeur, ils reçurent le
commandement de ne pas manger de l'arbre de la connaissance du bien et
du mal (Gn 2.17; 3.8-11,23). Aussi longtemps qu'ils le gardèrent, ils
furent heureux dans leur communion avec Dieu et ils dominèrent sur les
autres créatures (Gn 1.26,28).
5. La Providence Divine ***
1. Dieu, le grand Créateur de toutes réalités, soutient (Hé 1.3),
dirige, emploie et gouverne (Dn 4.34,35; Ps 135.6; Ac 17.25,26,28; Jb
38; 39; 40; 41) toutes les créatures, actions et choses, des plus
grandes aux plus petites (Mt 10.29-31), par sa très sage et sainte
providence (Pr 15.3; Ps 104.24; 145.17), selon sa prescience infaillible
(Ac 15.18; Ps 94.8-11) et le libre et immuable conseil de sa volonté
(Ep 1.11; Ps 33.10,11), à la louange de sa sagesse, de sa puissance, de
sa justice, de sa bonté et de sa miséricorde glorieuses (Es 63.14; Ep
3.10; Rm 9.17; Gn 45.7; Ps 145.7).
2. Quoique, par rapport à la prescience et au décret de Dieu, la
Cause première, toutes choses arrivent immuablement et infailliblement
(Ac 2.23), Dieu fait, cependant, par la même providence, qu'elles se
produisent selon leur nature de causes secondes, soit nécessairement,
soit librement, soit de manière contingente (Gn 8.22; Jr 31.35; Ex 21.13
avec Dt 19.5; 1 R 22.28,34;Es 10.6,7).
3. Dans sa providence, Dieu se sert habituellement de moyens (Ac
27.31,44; Es 55.10,11; Os 2.21,22); cependant, il est libre d'agir, s'il
lui plaît, sans moyens (Os 1.7; Mt 4.4; Jb 34.10), ou en plus d'eux (Rm
4.19-21), ou à l'encontre d'eux (2 R 6.6; Dn 3.27).
4. La puissance sans limites, la sagesse insondable et l'infinie
bonté de Dieu se manifestent elles-mêmes dans sa providence jusqu'à
s'étendre même à la première chute et à tous les autres péchés des anges
et des hommes (Rm 11.32-34; 2 S 24.1 avec 1 Ch 21.1; 1 R 22.22,23;1 Ch
10.4,13,14; 2 S 16.10; Ac 2.23; 4.27,28); et cela, non pas en les leur
permettant seulement (Ac 14.16), mais parce que, sous certains rapports,
il les tient en bride (Ps 76.10; 2 R 19.28), et dispose d'eux et les
gouverne, de multiples manières, en vue de ses propres fins qui sont
saintes (Gn 1.20; Es 10.6,7,12); cependant, seule la créature est
coupable et non pas Dieu qui, étant très saint et juste, ne peut ni être
l'auteur du péché, ni l'approuver (Jc 1.13,14,17; 1 Jn 2.16; Ps 1.21).
5. Dans sa sagesse, sa justice et sa grâce, Dieu livre ses
enfants, pour un temps, à de multiples tentations et à la corruption de
leurs propres coeurs afin de les punir pour leurs péchés antérieurs ou
de leur découvrir la puissance cachée de la corruption et de la
tromperie de leurs coeurs, pour qu'ils soient humiliés (2 Ch
32.25,26,31; 2 S 24.1); il les amène ainsi à dépendre plus étroitement
et plus constamment de lui et à chercher en lui leur appui; et il les
rend plus vigilants face à toutes les occasions futures de péché et pour
d'autres objectifs divers, justes et saints (2 Cor 12.7-9; Ps 73;
77.1,10,12; Mc 14.66-72 avec Jn 21.15-17).
6. Quant à ces hommes méchants et impies que Dieu, en tant que
juste juge, a aveuglés et endurcis à cause de leurs péchés (Rm
1.24,26,28; 11.7,8), non seulement il leur refuse la grâce par laquelle
leurs intelligences auraient pu être éclairées et leurs coeurs
travaillés (Dt 29.4), mais parfois il leur ôte aussi les dons qu'ils
avaient (Mt 13.12; 25-29) et les place dans des situations telles que
leur corruption les pousse au péché (Dt 2.30; 2 R 8.12,13), et, de plus,
il les abandonne à leurs propres désirs, aux tentations du monde et au
pouvoir de Satan (Ps 81.11,12; 2 Th 2.10-12); ainsi il arrive qu'ils
s'endurcissent eux-mêmes par ces moyens-mêmes dont Dieu se sert pour
assouplir les autres (Ex 7.3 avec 8.15,32; 2 Co 2.15,16; Es 8.14; 1 P
2.7,8;Es 6.9,10 avec Ac 28.26,27).
7. De même que la providence de Dieu s'étend, en général, à
toutes les créatures, elle prend soin d'une manière très spéciale de son
Église et fait concourir toutes choses à son bien (1 Tm 4.10; Am 9.8,9;
Rm 8.28; Es 43.3-5,14).
6. La Chute de l'Homme, le Péché et son Châtiment ***
1. Nos premiers parents, séduits par l'astuce de Satan et ayant
succombé à la tentation, ont péché en mangeant le fruit défendu (Gn
3.13; 2 Co 11.3). Il a plu à Dieu, selon son conseil sage et saint, de
le permettre: il l'avait inclus dans son dessein pour manifester sa
propre gloire (Rm 11.32).
2. Par ce péché, ils ont perdu leur justice originelle et leur
communion avec Dieu (Gn 3.6-8; Ec 7.29; Rm 3.23), ils sont devenus morts
dans le péché (Gn 2.17; Ep 2.1) et entièrement souillés dans toutes les
parties et facultés de leur corps et de leur âme (Tt 1.15; Gn 6.5; Jr
17.9; Rm 3.10-18).
3. Comme ils étaient la souche du genre humain, la culpabilité de
ce péché lui a été imputée (Gn 1.27,28 et 2.16,17 et Ac 17.26 avec Rm
5.12, 15-19 et 1 Co 15.21,22,49), et la même mort dans le péché et leur
nature corrompue ont été transmises à toute la postérité descendant
d'eux par génération normale (Ps 51.5; Gn 5.3; Jb 14.4; 15.14).
4. De cette corruption originelle par laquelle nous sommes complètement déréglés, incapables et ennemis de tout bien (Rm 5.6; 8.7; 7.18; Col 1.21) et totalement portés à tout mal (Gn 6.5; 8.21; Rm 3.10-12), procèdent toutes les transgressions présentes (Jc 1.14,15; Ep 2.2,3; Mt 15.19).
5. Cette corruption de nature demeure, pendant leur vie sur
terre, en ceux qui sont régénérés (1 Jn 1.8,10; Rm 7.14,17,18,23; Jc
3.2; Pr 20.9;Ec 7.20), et, bien qu'elle soit pardonnée et mortifiée par
Christ, elle est vraiment, et au sens propre, péché ainsi que tous les
mouvements qu'elle entraîne (Rm 7.5,7,8,25; Ga 5.17).
6. Tout péché, tant originel qu'actuel, étant transgression de la
Loi juste de Dieu et en opposition avec elle (1 Jn 3.4), recouvre de
culpabilité le pécheur (Rm 2.15; 3.9,19), et celui-ci est alors
prisonnier de la colère de Dieu (Ep 2.3), et de la malédiction de la Loi
(Ga 3.10), et soumis ainsi à la mort (Rm 6.23) avec toutes ses
souffrances spirituelles (Ep 4.18), temporelles (Rm 8.20; Lm 3.39) et
éternelles (Mt 25.41; 2 Th 1.9).
7. L'Alliance de Dieu avec l'Homme ***
1. La distance entre Dieu et la créature est si grande que les
êtres doués de raison, bien qu'ils lui doivent obéissance puisqu'il est
leur Créateur, n'auraient cependant jamais trouvé en lui leur bonheur et
leur récompense s'il ne lui avait plu de les leur accorder par le moyen
d'une alliance (Es 40.13-17; Jb 9.32,33; 1 S 2.25; Ps 113.5,6; 100.2,3;
Jb 22.2,3; 35.7,8; Lc 17.10; Ac 17.24,25).
2. La première alliance conclue avec l'homme a été une alliance
des oeuvres (Ga 3.12), dans laquelle la vie a été promise à Adam, et en
lui à sa postérité (Rm 10.5; 5.12-20), sous la condition d'une
obéissance parfaite et personnelle (Gn 2.17; Ga 3.10).
3. L'homme, par la chute, s'étant rendu incapable de vivre par
cette alliance, le Seigneur a bien voulu en conclure une seconde (Ga
3.21; Rm 8.3; 3.20,21; Gn 3.15; Es 42.6), généralement nommée
"l'Alliance de grâce". Dans cette Alliance, il offre gratuitement aux
pécheurs la vie et le salut par Jésus-Christ, requérant d'eux la foi en
celui-ci afin d'être sauvés (Mc 16.15,16; Jn 3.16; Rm 10.6,9; Ga 3.11),
et il promet de donner son Saint-Esprit à tous ceux qui sont destinés à
la vie, afin de les rendre désireux et capables de croire (Ez 36.26,27;
Jn 6.44,45).
4. Cette Alliance de grâce est fréquemment désignée dans
l'Écriture par le nom de Testament, en référence à la mort de
Jésus-Christ, le Testateur, et à l'héritage éternel qu'il lègue avec
tous les biens qui le composent (Hé 9.15-17; 7.22; Lc 22.20; 1 Co
11.25).
5. Cette Alliance de grâce a été diversement administrée au temps
de la Loi et à celui de l'Évangile (2 Co 3.6-9). Sous la Loi, elle a eu
comme dispositions: des promesses, des prophéties, des sacrifices, la
circoncision, l'agneau pascal et autres types et ordonnances donnés au
peuple juif pour signifier à l'avance le Christ à venir (Hé 8 à 10; Rm
4.11; Col 2.11,12; 1 Co 5.7); durant ce temps, ces dispositions ont été
suffisantes et efficaces, par l'action du Saint-Esprit, pour instruire
et édifier les élus dans la foi au Messie promis (1 Co 10.1-4; Hé 11.13;
Jn 8.56), par lequel ils avaient l'entière rémission de leurs péchés et
leur salut éternel. Cette Alliance est appelée l'Ancien Testament (Ga
3.7-9,14).
6. Sous l'Évangile, depuis que le Christ, la substance (Col
2.17), s'est montré, les dispositions selon lesquelles l'Alliance est
administrée sont: la prédication de la Parole et la célébration du
Baptême et de la Sainte Cène (Mt 28.19,20; 1 Co 11.23-25). Bien que ces
dispositions soient peu nombreuses et administrées plus simplement et
avec moins de faste, l'Alliance est présentée cependant avec plus de
plénitude, d'évidence et d'efficacité spirituelle (Hé 12.22-27; Jr
31.33,34), à toutes les nations - juifs et païens (Mt 28.19; Ep
2.15-19). Cette Alliance est appelée le Nouveau Testament (Lc 22.20).
Ainsi, il n'y a pas deux Alliances de grâce dont la substance serait
différente, mais une seule et même Alliance avec des dispositions
diverses (Ga 3.14,16; Ac 15.11; Rm 3.21-23,30; Ps 32.1 avec Rm
4.3,6,16,17,23,24; Hé 13.8).
8. Le Christ Médiateur ***
1. Il a plu à Dieu, dans son dessein éternel, de choisir et
d'établir le Seigneur Jésus, son unique Fils engendré, comme le
Médiateur entre lui et l'homme (Es 42.1; 1 P 1.19,20; Jn 3.16; 1 Tm
2.5), comme le Prophète (Ac 3.22), Prêtre (Hé 5.5,6) et Roi (Ps 2.6; Lc
1.33), Tête et Sauveur de son Église (Ep 5.23), Héritier de toutes
choses (Hé 1.2) et Juge du monde (Ac 17.31), auquel, de toute éternité,
il a donné un peuple qui soit sa descendance (Jn 17.6; Ps 22.30; Es
53.10) et qu'en temps voulu il rachètera, appellera, justifiera,
sanctifiera et glorifiera (1 Tm 2.6; Es 55.4,5; 1 Co 1.30) .
2. Le Fils de Dieu, la seconde personne de la Trinité, étant
vrai et éternel Dieu, de même substance que le Père et son égal, a
assumé, quand les temps furent accomplis, la nature humaine (Jn 1.1,14; 1
Jn 5.20; Ph 2.6; Ga 4.4), avec toutes ses caractéristiques essentielles
et ses communes faiblesses, le péché excepté cependant (Hé 2.14,16,17;
4.15); conçu par la puissance du Saint-Esprit dans le sein de la Vierge
Marie, il est de même substance qu'elle (Lc 1.27,31,35; Ga 4.4). Ainsi,
les deux natures entières, parfaites et distinctes, la divine et
l'humaine, ont été inséparablement unies en une seule personne, sans
changement, mélange ou confusion (Lc 1.35; Col 2.9; Rm 9.5; 1 P 3.18; 1
Tm 3.16). Cette personne est vraiment Dieu et vraiment homme, et
cependant un seul Christ, l'unique Médiateur entre Dieu et l'homme (Rm
1.3,4; 1 Tm 2.5).
3. Le Seigneur Jésus, en sa nature humaine ainsi unie à la
divine, a été sanctifié et oint du Saint-Esprit au-delà de toute mesure
(Ps 45.7; Jn 3.34), possédant en lui tous les trésors de la sagesse et
de la connaissance (Col 2.3); il a plu au Père de faire habiter en lui
toute plénitude (Col 1.19), afin qu'étant saint, innocent, sans tache et
plein de grâce et de vérité (Hé 7.26; Jn 1.14), il puisse être
parfaitement équipé pour accomplir sa charge de Médiateur et de Garant
(Ac 10.38; Hé 12.24; 7.22). Cette charge il ne l'a pas entreprise de
lui-même, mais il y a été appelé par son Père (Hé 5.4,5) qui a mis tout
pouvoir et jugement entre ses mains et lui a donné l'ordre de la mener à
bien (Jn 5.22,27; Mt 28.18; Ac 2.36).
4. Le Seigneur Jésus a de tout coeur entrepris son office (Ps
40.7,8 avec Hé 10.5-10; Jn 10.18; Ph 2.8); pour qu'il puisse
l'accomplir, il est né sous la Loi (Ga 4.4), et c'est parfaitement qu'il
a obéi à cette Loi (Mt 3.15; 5.17); il a supporté en son âme les
tourments les plus cruels (Mt 26.37,38; Lc 22.44; Mt 27.46), et en son
corps les souffrances les plus douloureuses (Mt 26; 27); il a été
crucifié et il est mort (Ph 2.8); il a été enseveli et il est demeuré au
pouvoir de la mort sans connaître cependant la corruption (Ac
2.23,24,27; 13.37; Rm 6.9). Le troisième jour, il est ressuscité des
morts (1 Co 15.3,4) avec le même corps dans lequel il avait souffert (Jn
20.25,27); avec le même corps aussi il est monté au ciel et là il siège
à la droite de son Père (Mc 16.19) pour intercéder (Rm 8.34; Hé 9.24;
7.25); et il reviendra à la fin du monde pour juger les hommes et les
anges (Rm 14.9,10; Ac 1.11; 10.42; Mt 13.40-42; Jude 6; 2 P 2.4).
5. Par sa parfaite obéissance et par son sacrifice offert à Dieu
une fois pour toutes par l'Esprit éternel, le Seigneur Jésus a
pleinement satisfait la justice de son Père (Rm 5.19; Hé 9.14,16; 10.14;
Ep 5.2; Rm 3.25,26); il a acquis pour tous ceux que le Père lui a
donnés, non seulement la réconciliation, mais un éternel héritage dans
le royaume des cieux (Dn 9.24,26; Col 1.19,20; Ep 1.11,14; Jn 17.2; Hé
9.12,15).
6. Bien que l'oeuvre de la rédemption, en fait, n'ait été accomplie par Christ qu'après son incarnation, l'avantage, l'efficace et les bienfaits qui en découlent ont été communiqués aux élus, en tout temps, depuis le commencement du monde; cela s'est fait dans et par les promesses, types et sacrifices qui révélaient et signifiaient que Christ, qui est le même hier, aujourd'hui et éternellement, était la Semence de la femme qui devait écraser la tête du serpent, et l'Agneau sacrifié depuis le commencement du monde (Ga 4.4,5; Gn 3.15; Ap 13.8; Hé 13.8).
7. Christ, dans l'oeuvre de médiation, a agi selon ses deux
natures, chacune d'elles agissant selon ce qui lui est propre (Hé 9.14; 1
P 3.18); cependant, en raison de l'unité de la personne, ce qui est
propre à l'une des natures est, dans l'Écriture, parfois attribué à
l'autre (Ac 20.28; Jn 3.13; 1 Jn 3.16).
8. Christ applique et accorde certainement et effectivement la
rédemption à tous ceux pour lesquels il l'a acquise (Jn 6.37,39;
10.15,16); il intercède pour eux (1 Jn 2.1-2; Rm 8.34) et leur révèle,
dans et par la Parole, les mystères du salut (Jn 15.13,15; Ep 1.7-9; Jn
17.6); il les persuade efficacement, par son Esprit, de croire et
d'obéir et il gouverne leurs coeurs par sa Parole et son Esprit (Jn
14.16; Hé 12.2; 2 Co 4.13; Rm 8.9,14; 15.18,19; Jn 17.17); il triomphe
de tous leurs ennemis par sa toute-puissance et sa sagesse, selon les
voies et moyens les mieux appropriés à son insondable et merveilleux
décret (Ps 110.1; 1 Co 15.25,26; Ga 4.2,3; Col 2.15).
9. Le Libre Arbitre ***
1. Dieu a doté la volonté de l'homme d'une liberté naturelle qui n'est ni contrainte ni déterminée au bien, ou au mal, par quelque nécessité absolue de nature (Mt 17.12; Jc 1.14; Dt 30.19).
2. Dans son état d'innocence, l'homme avait la liberté et le pouvoir de vouloir et de faire ce qui était bon et très agréable à Dieu (Ec 7.29; Gn 1.26), mais cependant, il pouvait en déchoir (Gn 2.16,17; 3.6).
3. Par sa chute dans l'état de péché, l'homme a perdu toute capacité de vouloir un quelconque bien spirituel en vue du salut (Rm 5.6; 8.7; Jn 15.5); aussi, l'homme naturel, radicalement opposé au bien (Rm 3.10,12) et mort dans le péché (Ep 2.1,5; Col 2.13), est-il hors d'état, par ses propres forces, de se convertir ou de s'y préparer (Jn 6.44,65; Ep 2.2-5; 1 Co 2.14; Tt 3.3-5).
4. Quand Dieu convertit un pécheur et l'introduit dans l'état de grâce, il le libère de son naturel esclavage du péché (Col 1.13; Jn 8.34,36) et, par sa seule grâce, le rend apte à vouloir et à faire, librement, ce qui est spirituellement bon (Ph 2.13; Rm 6.18,22). Néanmoins, à cause de ce qui reste en lui de corruption, il ne veut, ni parfaitement, ni seulement, le bien, mais il veut aussi ce qui est mal (Ga 5.17; Rm 7.15,18,19,21,23).
5. La volonté de l'homme ne sera rendue parfaite et immuablement
libre de faire le bien seul que dans l'état de gloire (Ep 4.13; Hé
12.23; 1 Jn 3.2; Jude 24).
10. La Vocation (L'Appel) Efficace ***
1.Tous ceux qu'il a prédestiné à la vie, et ceux seulement, il
plaît à Dieu, au moment fixé par lui, de les appeler efficacement (Rm
8.30; 11.17; Ep 1.10,11), par sa Parole et son Esprit (2 Th 2.13,14; 2
Co 3.3,6), hors de l'état de péché et de mort dans lequel ils sont par
nature, à la grâce et au salut par Jésus-Christ (Rm 8.2; Ep 2.1-5; 2 Tm
1.9,10); il illumine spirituellement leurs intelligences et leur donne
une compréhension à salut des choses de Dieu (Ac 26.18; 1 Co 2.10,12; Ep
1.17,18); il ôte leur c¦ur de pierre et leur donne un c¦ur de chair (Ez
36.26); il renouvelle leur volonté et, par sa toute-puissance, les
oriente vers ce qui est bien (Ez 11.19; Ph 2.13; Dt 30.6; Ez 36.27); il
les attire efficacement à Jésus-Christ (Ep 1.19; Jn 6.44,45); et
cependant, Dieu produisant leur vouloir par sa grâce, c'est très
librement que les élus vont à lui (Ct 1.4; Ps 110.3; Jn 6.37; Rm
6.16-18).
2. Cette vocation efficace ne provient que de la seule grâce de
Dieu,libre et spéciale, et en rien de quelque chose qu'il verrait à
l¹avance en l'homme (2 Tm 1.9; Tt 3.4,5; Ep 2.4,5,8,9; Rm 9.11);
celui-ci, à cet égard, est entièrement passif jusqu'à ce qu'il ait été
vivifié et renouvelé par le Saint-Esprit (1 Co 2.14; Rm 8.7; Ep 2.5) et
rendu alors capablede répondre à cette vocation et d'accueillir la grâce
qu¹elle offre et communique (Jn 6.37; Ez 36.27; Jn 5.25).
3. Les enfants élus mourant en bas-âge sont régénérés par Christ
qui, par le moyen de l'Esprit (Lc 18.15,16; Ac 2.38,39; Jn 3.3,5; 1 Jn
5.12 et Rm 8.9 comparé), oeuvre quand, où, et comme il lui plaît (Jn
3.8); il en est de même pour tous les autres élus hors d'état d'être
extérieurement appelés par le ministère de la Parole (1 Jn 5.12; Ac
4.12).
4. Les autres, les non-élus, bien qu'ils puissent être appelés
par le ministère de la Parole (Mt 22.14) et avoir (bénéficié de)
quelques actions générales de l'Esprit (Mt 7.22; 13.20,21; Hé 6.4,5), ne
viennent cependant, jamais vraiment, au Christ et ne peuvent, par
conséquent, être sauvés (Jn 6.64-66; 8.24); ceux qui ne professent pas
la religion chrétienne peuvent encore moins être sauvés par quelque voie
que ce soit, et aussi appliqués qu'ils soient à bâtir leurs vies selon
la lumière naturelle et les prescriptions de la religion qu'ils
professent (Ac 4.12; Jn 14.6; Ep 2.12; Jn 4.22; 17.3) . Prétendre et
soutenir le contraire est très pernicieux et haïssable (2 Jn 9,10,11; 1
Co 16.22; Ga 1.6-8).
11. La Justification ***
1. Ceux que Dieu a efficacement appelés, il les a aussi
gratuitement justifiés (Rm 8.30; 3.24): non pas que la justice leur ait
été infusée, mais leurs péchés ont été pardonnés et leurs personnes
tenues et reçues comme justes; non pas à cause de quelque chose qui ait
été introduite en eux ou qu'ils auraient faite, mais eu égard au Christ
seul; non pas que leur foi elle-même, ou leur acte de croire, ou quelque
autre obéissance évangélique leur aient été imputés à justice, mais
parce que leur ont été imputées l'obéissance et la satisfaction du
Christ (Rm 4.5-8; 2 Co 5.19,21; Rm 3.22,24,25,27,28; Tt 3.5,7; Ep 1.7;
Jr 23.6; 1 Co 1.30,31; Rm 5.17-19); par la foi, ils ont reçu Christ et
sa justice auxquels ils se sont remis; et cette foi, ils ne la tiennent
pas d'eux-mêmes, elle est le don de Dieu (Ac 10.44; Ga 2.16; Ph 3.9; Ac
13.38,39; Ep 2.7,8).
2. La foi par laquelle sont reçus Christ et sa justice auxquels
on se remet est le seul moyen de justification (Jn 1.12; Rm 3.28; 5.1);
mais cette foi n'est pas seule dans la personne justifiée, car elle est
toujours accompagnée de toutes les autres grâces salutaires; et elle
n'est pas foi morte mais foi oeuvrant par amour (Jc 2.17,22,26; Ga 5.6).
3. Par son obéissance et sa mort, Christ a entièrement acquitté
la dette de tous ceux qui sont ainsi justifiés; il a justement,
réellement, pleinement satisfait, à leur place, à la justice de son Père
(Rm 5.8-10,19; 1 Tm 2.5,6; Hé 10.10,14; Dn 9.24,26; Es 53.4-6,10-12).
Cependant, pour autant qu'il a été donné pour eux par le Père (Rm 8.32)
et que son obéissance et sa satisfaction ont été reçues à la place des
leurs (2 Co 5.21; Mt 3.17; Ep 5.2) - et toutes deux gratuitement, sans
qu'ils y soient pour rien -, leur justification est seulement par pure
grâce (Rm 3.24; Ep 1.7), afin que, dans la justification des pécheurs,
la rigoureuse justice et l'abondante grâce de Dieu puissent l'une et
l'autre, être glorifiées (Rm 3.26; Ep 2.7).
4. De toute éternité, Dieu a décrété de justifier les élus (Ga
3.8; 1 P 1.2,19,20; Rm 8.30), et, quand les temps furent accomplis,
Christ est mort pour leurs péchés et ressuscité pour leur justification
(Ga 4.4; 1 Tm 2.6; Rm 4.25). Néanmoins, les élus ne sont justifiés que
lorsqu'en temps voulu, le Saint-Esprit leur attribue effectivement le
Christ (Col 1.21,22; Ga 2.16; Tt 3.4-7).
5. Dieu continue à pardonner les péchés de ceux qui sont
justifiés (Mt 6.12; 1 Jn 1.7,9; 2.1,2); mais ceux-ci, bien qu'ils ne
puissent jamais déchoir de l'état de justification (Lc 22.32; Jn 10.28;
Hé 10.14), peuvent cependant, par leurs péchés, tomber sous le déplaisir
paternel de Dieu; et ils ne retrouvent la lumière de sa face qu'après
s'être humiliés, avoir confessé leurs péchés, imploré le pardon et
renouvelé leur foi et leur repentance (Ps 89.31-33; 51.7-12; 32.5; Mt
26.75; 1 Co 11.30,32; Lc 1.20).
6. La justification des croyants de l'Ancien Testament était,
sous tous rapports, exactement la même que celle des croyants du Nouveau
(Ga 3.9,13,14; Rm 4.22-24; Hé 13.8).
12. L'Adoption
1. Tous ceux qui sont justifiés, Dieu daigne les rendre
participants, en et pour son Fils unique Jésus-Christ, de la grâce
d'adoption (Ep 1.5; Ga 4.4,5) par laquelle ils sont comptés au nombre
des enfants de Dieu dont ils ont les libertés et les privilèges (Rm
8.17; Jn 1.12); son Nom est mis sur eux (Jr 14.9; 2 Co 6.18; Ap 3.12);
ils reçoivent l'Esprit d'adoption (Rm 8.15), s'approchent avec assurance
du trône de la grâce (Ep 3.12; Rm 5.2) et peuvent s'écrier "Abba!
Père!" (Ga 4.6); ils sont l'objet de la compassion (Ps 103.13), de la
protection (Pr 14.26) et du secours (Mt 6.30,32; 1 P 5.7) de Dieu; s'ils
sont châtiés par lui comme par un père (Hé 12.6), ils ne sont cependant
jamais rejetés (Lm 3.31) mais, scellés pour le jour de la rédemption
(Ep 4.30), ils héritent des promesses (Hé 6.12) en tant qu'héritiers de
la vie éternelle (1 P 1.3,4; Hé 1.14).
13. La Sanctification ***
1. Ceux que Dieu a efficacement appelés et régénérés, et en qui
un coeur nouveau et un esprit nouveau ont été créés, sont, en plus,
réellement et personnellement sanctifiés par la force de la mort et de
la résurrection de Christ (1 Co 6.11; Ac 20.32; Ph 3.10; Rm 6.5,6) et
par sa Parole et son Esprit qui habitent en eux (Jn 17.17; Ep 5.26; 2 Th
2.13); leur corps entier n'est plus dominé par le péché (Rm 6.6,14) et
les diverses convoitises qu'ils éprouvent sont de plus en plus
affaiblies et mortifiées (Ga 5.24; Rm 8.13) tandis que, vivifiés et
affermis de plus en plus par toutes les grâces salutaires (Col 1.11; Ep
3.16-19), ils s'appliquent à la pratique de la vraie sainteté sans
laquelle nul ne verra le Seigneur (2 Co 7.1; Hé 12.14).
2. Cette sanctification opère en l'homme tout entier (1 Th 5.23), encore qu'elle soit imparfaite en cette vie et qu'en tous les aspects de la vie de l'homme demeurent des restes de corruption (1 Jn 1.10; Rm 7.18,23; Ph 3.12); d'où la poursuite d'une guerre continuelle et implacable: la chair lutte contre l'Esprit et l'Esprit contre la chair (Ga 5.17; 1 P 2.11).
3. Dans ce conflit, bien que ce qui reste de corruption puisse
pour un temps prévaloir (Rm 7.23), l'homme régénéré l'emporte cependant
grâce aux permanentes ressources de force provenant de l'Esprit
sanctifiant de Christ (Rm 6.14; 1 Jn 5.4; Ep 4.15,16); et ainsi les
saints croissent en grâce (2 P 3.18; 2 Co 3.18) et perfectionnent, dans
la crainte de Dieu, leur sainteté (2 Co 7.1).
14. La Foi qui Sauve ***
1. Le don de la foi par lequel les élus sont rendus capables de
croire pour le salut de leur âme (Hé 10.39) est l'oeuvre de l'Esprit de
Christ dans leur coeur (2 Co 4.13; Ep 1.17-19; 2.8); la foi est
d'ordinaire façonnée par le ministère de la Parole (Rm 10.14,17), lequel
ainsi que l'administration des sacrements et la prière l'accroissent et
la fortifient (1 P 2.2; Ac 20.32; Rm 4.11; Lc 17.5; Rm 1.16,17).
2. Par cette foi, un chrétien croit que tout ce qui est révélé dans la Parole est vrai, puisque l'autorité de Dieu lui-même s'y exprime (Jn 4.42; 1 Th 2.13; 1 Jn 5.10; Ac 24.14), et il se comporte de façons différentes selon la nature des textes variés qu'elle contient: il obéit aux commandements (Rm 16.26), il tremble devant les menaces (Hé 11.13; 1 Tm 4.8), et il saisit les promesses de Dieu pour cette vie et pour celle qui est à venir (Jn 1.12; Ac 16.31; Ga 2.20; Ac 15.11). Mais, en vertu de l'Alliance de grâce, les actes principaux de la foi qui sauve sont d'accepter et de recevoir Christ seul et de se reposer sur lui seul pour la justification, la sanctification et la vie éternelle (Hé 5.13,14; Rm 4.19,20; Mt 6.30; 8.10).
3. La foi est diverse et degrés; elle est faible ou forte (Lc
22.31,32; Ep 6.16; 1 Jn 5.4,5); elle peut être, souvent et de
différentes manières, assaillie et affaiblie; mais elle obtient la
victoire (Hé 6.11,12; 10.22; Col 2.2); chez beaucoup, elle grandit
jusqu'à atteindre une pleine assurance par Christ (Hé 12.2) qui est à la
fois l'auteur et celui qui la mène à la perfection13.
15. La Repentance Pour la vie et la Salut ***
1. La repentance qui mène à la vie est une grâce évangélique
(Za 12.10; Ac 11.18) dont la doctrine doit être prêchée par chaque
ministre de l'Évangile tout autant que celle de la foi en Christ (Lc
24.47; Mc 1.15; Ac 20.21).
2. Par elle, lorsqu'il voit et sent non seulement le danger mais
aussi le caractère abominable et odieux de ses péchés comme contraires à
la sainte nature de Dieu et à sa Loi, et lorsqu'il saisit la
miséricorde de Dieu en Christ envers ceux qui se repentent, le pécheur
est si affligé de ses péchés et les hait tellement qu'il s'en détourne
pour aller à Dieu (Ez 18.30,31; 36.31; Es 30.22; Ps 51.4; Jr 31.18,19;
Jl 2.12,13; Am 5.15; Ps 119.128; 2 Co 7.11), résolu à faire tous les
efforts possibles pour marcher avec lui selon toutes les orientations de
ses commandements (Ps 119.6,59,106; Lc 1.6; 2 R 23.25).
3. Bien qu'il ne faille pas se reposer sur la repentance comme si
elle pouvait être satisfaction pour le péché ou cause du pardon (Ez
36.31,32; 16.61-63) - lesquels sont l'oeuvre de la libre grâce de Dieu
en Christ (Os 14.2,4; Rm 3.24; Ep 1.7) -, elle est cependant d'une telle
nécessité pour tous les pécheurs qu'aucun ne peut, sans elle,
s'attendre au pardon (Lc 13.3,5; Ac 17.30,31).
4. De même qu'il n'est pas de péché si petit qu'il ne mérite la
damnation (Rm 6.23; 5.12; Mt 12.36), il n'est pas de péché si grand
qu'il puisse attirer la damnation sur ceux qui se repentent vraiment (Es
55.7; Rm 8.1; Es 1.16,18).
5. On ne doit pas se contenter d'une repentance globale, mais il
est du devoir de chaque homme de faire tout son possible pour se
repentir de ses péchés particuliers, un par un (Ps 19.13; Lc 19.8; 1 Tm
1.13,15).
6. Chaque homme est tenu de confesser ses péchés à Dieu en privé,
priant pour leur pardon (Ps 51.4,5,7,9,14; 32.5,6); ainsi, s'il renonce
à ses péchés, il obtiendra miséricorde (Pr 28.13; 1 Jn 1.9). De même,
celui qui a scandalisé son frère ou l'Église du Christ doit être prêt,
par une confession privée ou publique de son péché, et dans
l'affliction, à déclarer sa repentance à ceux qu'il a offensés (Jc 5.16;
Lc 17.3,4; Jos 7.19; Ps 51); alors ceux-ci doivent se réconcilier avec
lui et le recevoir avec amour (2 Co 2.8).
16. Les Oeuvres Bonnes ***
1. Les oeuvres bonnes sont uniquement celles que Dieu a
commandées dans sa sainte Parole (Mi 6.8; Rm 12.2; Hé 13.21), et non pas
celles qui, sans cette garantie, sont imaginées par les hommes soit par
un zèle aveugle, soit sous quelque prétexte de bonne intention (Mt
15.9; Es 29.13; 1 P 1.18; Rm 10.2; Jn 16.2; 1 S 15.21-23).
2. Ces oeuvres bonnes, faites par obéissance aux commandements de
Dieu, sont les fruits et les témoignages d'une foi vraie et vivante (Jc
2.18,22); par elles, les croyants manifestent leur reconnaissance (Ps
116.12,13; 1 P 2.9), fortifient leur assurance (1 Jn 2.3,5; 2 P 1.5-10),
édifient leurs frères (2 Co 9.2; Mt 5.16), embellissent la profession
de l'Évangile (Tt 2.5,9-12; 1 Tm 6.1), ferment la bouche de leurs
adversaires (1 P 2.15) et glorifient Dieu (1 P 2.12; Ph 1.11; Jn 15.8)
dont ils sont l'ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour cela (Ep
2.10), afin qu'ayant pour fruit la sainteté ils puissent atteindre le
but: la vie éternelle (Rm 6.22).
3. Leur capacité à faire des oeuvres bonnes ne vient pas
d'eux-mêmes, mais entièrement de l'Esprit de Christ (Jn 15.4-6; Ez
36.26,27). Et, pour qu'ils puissent avoir cette capacité, il leur faut,
en plus des grâces déjà reçues, une influence effective du Saint-Esprit
oeuvrant en eux pour qu'ils veuillent et fassent selon son bon plaisir
(Ph 2.13; 4.13; 2 Co 3.5); ils ne doivent pas cependant se laisser
gagner par la négligence comme s'ils n'avaient à s'acquitter d'aucun
devoir sans une impulsion spéciale de l'esprit; ils doivent, au
contraire, s'appliquer à mettre en oeuvre la grâce de Dieu qui est en
eux (Ph 2.12; Hé 6.11,12; 2 P 1.3,5,10,11; Es 64.7; 2 Tm 1.6; Ac 26.6,7;
Jude 20,21).
4. Ceux qui, par leur obéissance, s'élèvent le plus haut qu'il
est possible en cette vie sont si loin d'être capables de faire des
oeuvres surérogatoires - plus que Dieu n'exige -, qu'ils s'en faut même
de beaucoup qu'ils fassent tout ce à quoi, par devoir, ils sont tenus
(Lc 17.10; Né 13.22; Jb 9.2,3; Ga 5.17).
5. Nous ne pouvons, par nos meilleures actions, mériter le pardon
du péché ou la vie éternelle auprès de Dieu tant est grande la
disproportion entre elles et la gloire à venir, et infinie la distance
entre nous et Dieu; nous ne pouvons ni tirer d'elles avantage, ni payer,
par elles, la dette de nos péchés antérieurs (Rm 3.20; 4.2,4,6; Ep
2.8,9; Tt 3.5-7; Rm 8.18; Ps 16.2; Jb 22.2,3; 35.7,8); mais quand nous
avons fait tout ce que nous pouvions faire, nous n'avons fait que notre
devoir et sommes des serviteurs inutiles (Lc 17.10); nos oeuvres,
lorsqu'elles sont bonnes, procèdent du Saint-Esprit (Ga 5.22,23), et,
pour autant qu'elles viennent de nous, elles sont souillées et mêlées à
tant de faiblesse et d'imperfection qu'elles ne peuvent supporter la
sévérité du jugement de Dieu (Es 64.6; Ga 5.17; Rm 7.15,18; Ps 143.2;
130.3).
6. Néanmoins, les croyants étant acceptés par Christ, leurs
oeuvres bonnes le sont aussi (Ep 1.6; 1 P 2.5; Ex 28.38; Gn 4.4 avec Hé
11.4), non point parce qu'ils seraient, dans cette vie pleinement
innocents et irréprochables devant Dieu (Jb 9.20; Ps 143.2), mais parce
qu'il plaît à Dieu, les voyant en son Fils, d'accepter et de récompenser
ce qui est sincère, même accompagné de nombreuses faiblesses et
imperfections (Hé 13.20,21; 2 Co 8.12; Hé 6.10; Mt 25.21,23).
7. Les oeuvres accomplies par ceux qui ne sont pas régénérés,
bien qu'elles puissent être, par leur contenu, des choses que Dieu
commande, et profitables aussi bien à eux-mêmes qu'aux autres (2 R
10.30,31; 1 R 21.27,29; Ph 1.15,16,18), parce qu'elles ne procèdent pas,
cependant, d'un coeur purifié par la foi (Gn 4.5 avec Hé 11.4,6), et
qu'elles ne sont faites ni droitement selon la Parole (1 Co 13.3; Es
1.12), ni en vue de la gloire de Dieu (Mt 6.2,5,16), sont donc coupables
et ne peuvent plaire à Dieu ou rendre un homme apte à recevoir sa grâce
(Ag 2.14; Tt 1.15; Am 5.21,22; Os 1.4; Rm 9.16; Tt 3.5); et cependant,
les négliger est encore plus coupable et déplaît encore plus à Dieu (Ps
14.4; 36.3; Jb 21.14,15; Mt 25.41-43,45; 23.23).
17. La persévérance des saints ***
1. Ceux que Dieu a acceptés en son Bien-Aimé, qu'il a
efficacement appelés et sanctifiés par son Esprit, ne peuvent déchoir de
l'état de grâce ni entièrement, ni définitivement; mais ils y
persévéreront certainement jusqu'à la fin et seront éternellement sauvés
(Ph 1.6; 2 P 1.10; Jn 10.28,29; 1 Jn 3.9; 1 P 1.5,9).
2. Cette persévérance des saints dépend, non pas de leur propre
libre volonté, mais de l'immuabilité du décret de l'élection découlant
du libre et immuable amour de Dieu le Père (2 Tm 2.18,19; Jr 31.3), de
l'efficacité du mérite et de l'intercession de Jésus-Christ (Hé
10.10,14; 13.20,21; 9.12-15; Rm 8.33-39; Jn 17.11,24; Lc 22.32; Hé
7.25), de la permanence de l'Esprit et de la semence de Dieu en eux (Jn
14.16,17; 1 Jn 2.27; 3.9), et de la nature de l'Alliance de grâce (Jr
32.40): bref, de tout ce qui résulte du caractère certain et infaillible
de tout cela (Jn 10.28; 2 Th 3.3; 1 Jn 2.19).
3. Néanmoins, à cause des tentations du diable et du monde, de la
prédominance de ce qui reste en eux de corruption, et de leur
négligence des moyens de sauvegarde, les saints peuvent tomber dans de
graves péchés (Mt 26.70,72,74) et y demeurer un certain temps (Ps 51 (le
titre).14); ils provoquent de la sorte le déplaisir de Dieu (Es
64.5,7,9; 2 S 11.27) et attristent son Saint-Esprit (Ep 4.30); ils en
viennent à se priver, en quelque mesure, de leurs grâces et de leurs
soutiens (Ps 51.8,10,12; Ap 2.4; Ct 5.2,3,4,6); ils ont le coeur endurci
(Es 63.17; Mc 6.52; 16.14) et la conscience meurtrie (Ps 32.3,4; 51.8);
ils blessent et scandalisent les autres (2 S 12.14) et ils appellent
sur eux-mêmes des jugements temporels (Ps 89.31,32; 1 Co 11.32).
18. L'assurance de la Grâce et du Salut ***
1. Les hypocrites et les autres irrégénérés peuvent vainement
s'imaginer, par de faux espoirs et des présomptions charnelles, qu'ils
ont trouvé grâce aux yeux de Dieu et sont sauvés (Jb 8.13,14; Mi 3.11;
Dt 29.19; Jn 8.41); leurs espoirs seront déçus (Mt 7.22,23). Par contre,
ceux qui croient vraiment en Jésus le Seigneur, l'aiment sincèrement et
s'efforcent de marcher devant lui en toute bonne conscience peuvent,
dès cette vie, être sûrs et certains qu'ils sont en état de grâce (1 Jn
2.3; 3.14,18,19,21,24; 5.13) et se réjouir dans l'espérance de la gloire
de Dieu; leur espérance ne les rendra jamais confus (Rm 5.2,5).
2. Cette assurance n'est pas une simple conjecture ou une opinion
probable établie sur un espoir douteux (Hé 6.11,19), mais une
infaillible certitude de foi établie sur la divine vérité des promesses
de salut (Hé 6.17,18), l'évidence des grâces promises (2 p 1.4,5,10,11; 1
Jn 2.3; 3.14; 2 Co 1.12) et le témoignage de l'Esprit d'adoption
attestant à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu (Rm 8.15,16);
cet Esprit, par lequel nous sommes scellés pour le jour de la
rédemption, est le gage de notre héritage (Ep 1.13,14; 4.30; 2 Co
1.21,22).
3. Cette assurance infaillible n'appartient pas à l'essence de la
foi; aussi un vrai croyant peut-il attendre longtemps, et se battre
avec maintes difficultés, avant de l'avoir (1 Jn 5.13; Es 1.10; Mc 9.24;
Ps 88; 77.1-12); cependant, étant rendu capable, par l'Esprit, de
connaître les dons gratuits de Dieu, il peut y parvenir, sans révélation
extraordinaire, par le seul bon usage des moyens ordinaires (1 Co 2.12;
1 Jn 4.13; Hé 6.11,12; Ep 3.17-19). C'est pourquoi il est du devoir de
chacun de s'appliquer à assurer sa vocation et son élection (2 P 1.10),
afin d'avoir le coeur empli de paix et de joie dans le Saint-Esprit,
d'amour et de reconnaissance envers Dieu et de force et de bonne humeur
dans les tâches de l'obéissance (Rm 5.1,2,5; 14.17; 15.13; Ep 1.3,4; Ps
4.6,7; 119.32), les fruits-mêmes de cette assurance qui est bien loin
d'incliner au relâchement (1 Jn 3.2,3; Ps 130.4; 1 Jn 1.6,7).
4. Chez les vrais croyants, l'assurance du salut peut être
ébranlée, diminuée et temporairement perdue, de diverses façons: s'ils
négligent de la préserver, s'ils tombent en quelque péché particulier
qui blesse leur conscience et attriste l'Esprit, s'ils succombent à
quelque tentation soudaine ou violente, si Dieu leur retire la lumière
de sa face et même permet que ceux qui le craignent marchent dans les
ténèbres (Ct 5.2,3,6; Ps 51.8,12,14; Ep 4.30,31; Ps 77.1-10; Mt
26.69-72; Ps 31.22; 88; Es 50.10); cependant, ils ne sont jamais
totalement privés de la semence de Dieu, d'une vie de foi, de l'amour du
Christ et des frères, d'une sincérité de coeur et de la conscience de
leur devoir, grâce auxquels, par l'action de l'esprit, peut être ranimée
(1 Jn 3.9; Lc 22.32; Jb 13.15; Ps 73.15; 51.8,12; Es 50.10), et par
lesquels, en cette période difficile, ils ont été sauvés d'un total
désespoir (Mi 7.7-9; Jr 32.40; Es 54.7-10; Ps 22.1; 88).
19. La Loi de Dieu ***
1. Dieu a donné à Adam une Loi, comme une alliance des oeuvres,
par laquelle il l'obligeait, lui et toute sa postérité, à une obéissance
personnelle, totale, rigoureuse et perpétuelle, et lui promettait la
vie s'il l'accomplissait, et le menaçait de mort s'il y contrevenait; et
il lui avait accordé la force et la capacité nécessaires pour
l'observer (Gn 1.26,27; 2.17; Rm 2.14,15; 10.5; 5.12,19; Ga 3.10,12; Ec
7.29; Jb 28.28).
2. Cette Loi, après la chute, est demeurée une parfaite règle de
justice, et Dieu l'a donnée comme telle, sur le mont Sinaï, en dix
commandements écrits sur deux tables (Jc 1.25; 2.8,10-12; Rm 13.8,9; Dt
5.32; 10.4; Ex 34.1): les quatre premiers commandements décrivant nos
devoirs envers Dieu, et les six autres nos devoirs envers l'homme (Mt
22.37-40).
3. En plus de cette Loi, dite communément morale, il a plu à Dieu de donner au peuple d'Israël, comme à une Église dans l'enfance, des lois cérémonielles comportant plusieurs dispositions typiques: les unes pour le culte, préfigurant le Christ, ses qualités, ses actes, ses souffrances et ses bienfaits (Hé 9; 10.1; Ga 4.1-3; Col 2.17), les autres délivrant un enseignement sur divers devoirs de comportement (1 Co 5.7; 2 Co 6.17; Jude 23). Toutes ces lois cérémonielles sont maintenant abrogées sous le Nouveau Testament (Col 2.14,16,17; Dn 9.27; Ep 2.15,16).
4. Dieu lui a donné aussi, comme code politique, diverses lois
judiciaires qui vinrent à expiration en même temps que le peuple juif
cessait d'être un État; ces lois n'obligent personne maintenant au-delà
de ce que l'équité générale qui s'y trouve peut exiger (Ex 21; 22.1-29;
Gn 49.10 avec 1 P 2.13,14; Mt 5.17 avec 38,39; 1 Co 9.8-10).
5. La Loi morale oblige à l'obéissance, pour toujours, tous les
hommes, qu'ils soient ou non justifiés (Rm 13.8-10; Ep 6.2; 1 Jn
2.3,4,7,8); et cela non seulement à cause de son contenu, mais aussi par
respect pour l'autorité de Dieu le Créateur qui l'a donnée (Jc
2.10,11). Christ, dans l'Évangile, loin de l'abroger en a
considérablement renforcé l'obligation (Mt 5.17-19; Jc 2.8; Rm 3.31).
6. Bien que les vrais croyants ne soient plus sous la Loi en tant
qu'alliance des oeuvres pour être justifiés ou condamnés par elle (Rm
6.14; Ga 2.16; 3.13; 4.4,5; Ac 13.39; Rm 8.1), elle leur est cependant,
comme aux non-croyants, d'une grande utilité; comme règle de vie, la Loi
leur enseigne la volonté de Dieu et leur devoir, elle les dirige et les
oblige à s'y conformer (Rm 7.12,22,25; Ps 119.4-6; 1 Cor 7.19; Ga
5.14,16,18-23); elle leur fait aussi découvrir les pollutions coupables
de leur nature, de leurs coeurs et de leurs vies (Rm 7.7; 3.20), de
telle sorte qu'en s'examinant eux-mêmes ils puissent en arriver à être
profondément convaincus de leur péché, à s'en humilier et à le haïr (Jc
1.23-25; Rm 7.9,14,24), et aussi à acquérir une plus claire vision du
besoin qu'ils ont de Christ et de la perfection de son obéissance (Ga
3.24; Rm 7.24; 8.3,4). Par ce qu'elle interdit, la Loi est utile, de
plus, aux régénérés pour qu'ils refrènent leur corruptions (Jc 2.11; Ps
119.101,104,128); et ses menaces servent à leur montrer ce que leurs
péchés méritent et à quelles afflictions ils peuvent s'attendre en cette
vie bien qu'ils soient délivrés de la malédiction contenue dans la Loi
(Esd 9.13,14; Ps 89.30-34). De même, ses promesses leur montrent que
Dieu approuve l'obéissance, et leur font connaître les bénédictions
auxquelles ils peuvent s'attendre en la pratiquant (Lv 26.1-14 avec 2 Co
6.16; Ep 6.2,3; Ps 37.11 avec Mt 5.5; Ps 19.11), bien que la Loi, en
tant qu'alliance des oeuvres, ne leur donne droit à rien (Ga 2.16; Lc
17.10). C'est pourquoi le fait de pratiquer le bien et de s'abstenir du
mal parce que la Loi encourage l'un et interdit l'autre, ne prouve
aucunement qu'un homme soit sous la Loi et non pas sous la grâce (Rm
6.12,14; 1 P 3.8-12 avec Ps 34.12-16; Hé 12.28,29).
7. Les usages de la Loi mentionnés ci-dessus ne vont pas à
l'encontre de la grâce de l'Évangile mais s'accordent harmonieusement
avec elle (Ga 3.21); l'Esprit de Christ soumet la volonté de l'homme et
le rend capable d faire librement et avec élan ce qu'exige la volonté de
Dieu révélée dans la Loi (Ez 36.27; Hé 8.10 avec Jr 31.33).
20. L'Évangile et l'Étendue de sa Grâce
1. L'alliance des oeuvres ayant été detruit par le péché, et rendue
inutile pour la vie, il a
plu à Dieu d'annoncer la promesse de Christ, la posterité de la femme,
comme le moyen par lequel il appellera les élus et fera naitre en eux la
foi et la repentance. dans cette promesse l'Évangile, quant à sa
substance, a été révélée, et il y est efficace pour la conversion et le
salut des pécheurs. (Gn 3.15; Ap 13.8 )
2. Cette promesse de Christ et du Salut par lui, n'est révélée
dans la Parole de Dieu, ni les oeuvres de la creation, ni la providence,
ni la lumiere de la nature, ne peuvent decouvrir Christ, ou la grace
par lui, meme pas d'une maniere generale ou obscure. Ceux qui ont prives
de la revelation de sa promesse et de l'Evangile sont donc incapables
d'atteindre a la foi qui sauve ou a la repentance. (Rm 1.17, 10.14-15,
17; Pr 29.18; Es 25.7, 60.2-3 )
3. En ce qui concerne la révélation de l'Évangile aux pécheurs,
faite a plusieurs reprises et en plusieurs endroits, avec l'adjonction
des promesses et de commandemants pour l'obeissance qui y est requise,
cela ne depende que de la volonte souveraine et du bon plaisir de Dieu,
quant aux nations et aux individus a qui elle est accordee. Elle n'a pas
ete commniquee en vertu d'une promesse quelconque due au developpement
des capacites naturelles de l'homme, ou en vertu de la lumiere commune
recu sans elle : en fait, personne n'a jamais fait ni ne peut faire
telle promesse. Parconsequent, en tout temps, la predication de
l'Evangile a été accordee a des personnes et a des nations de facon tres
veriee, selon le conseil du dessein de Dieu. (Ps 147.20; Ac 16.7; Rm
1.18-32 )
4. Bien que l'Evangile soit le seul moyen exterieur de reveler
Christ et sa grâce salutaire, et qu'il soit, en lui-même, amplement
suffisant pour ce but, cependant, pour que des hommes qui sont morts
dans leurs transgressions puissent naître de nouveau, être rendus a la
vie ou régénérés, il faut en plus l'oeuvre efficace et irréssistible de
l'Esprit Saint dans toute l'âme, pour produire en eux une vie nouvelle
spirituelle. Aucun autre moyen n'accomplira leur conversion à Dieu.
(Ps 110.3; 1 Co 2.14; Ep 1.19-20; Jn 6.4; 2 Co 4.4, 6 )
21. La Liberté Chrétienne et la Liberté de Conscience
1. La liberté que Christ a acquise pour les croyants sous l'Évangile
consiste en leur libération de la culpabilité du péché, de la
condamnation de la colère de Dieu, de la sévérité et de la malédiction
de la Loi (Tt 2.14; 1 Th 1.10; Ga 3.13); ils sont délivrés de ce
présent monde mauvais, de l'esclavage de Satan, de la domination du
péché (Ga 1.4; Col 1.13; Ac 26.18; Rm 6.14), du mal des afflictions, de
l'aiguillon de la mort, de la victoire du tombeau et de la damnation
éternelle (Rm 8.28; Ps 119.71; 1 Co 15.54-57; Rm 8.); ils ont libre
accès auprès de Dieu (Rm 5.1,2) et deviennent obéissants, non par
crainte servile mais par amour filial et esprit de bonne volonté (Rm
8.14,15; 1 Jn 4.18). Tout cela était aussi imparti aux croyants sous la
Loi (Ga 3.9,14); mais, sous le Nouveau Testament, la liberté des
Chrétiens est plus élargie: ils sont libérés du joug des lois
cérémonielles auxquelles l'Église juive était assujettie (Ga 4.1-3,6,7;
5.1; Ac 15.10,11); ils ont une plus grande assurance dans leur accès au
trône de la grâce (Hé 4.14,16; 10.19-22), et ont part à une plus large
mesure du libre Esprit de Dieu que celle des croyants sous la Loi (Jn
7.38,39; 2 Co 3.13,17,18).
2. Dieu seul est le Seigneur de la conscience qu'il a laissée libre (Jc
4.12; Rm 14.4) par rapport aux doctrines et commandements des hommes
qui, en matière de foi et de culte, sont, en quoi que ce soit,
contraires ou ajoutées à sa Parole (Ac 4.19; 5.29; 1 Co 7.23; Mt
23.8-10; 2 Co 1.24; Mt 15.9). Ainsi, croire de telles doctrines ou obéir
à de tels commandements par motif de conscience, c'est trahir la vraie
liberté de conscience (Col 2.20,22,23; Ga 1.10; 2.4,5; 5.1); et exiger
une foi implicite et une obéissance absolue et aveugle, c'est détruire
la liberté de conscience ainsi que la raison (Rm 10.17; 14.23; Es 8.20;
Ac 17.11; Jn 4.22; Os 5.11; Ap 13.12,16,17; Jr 8,9).
3. Ceux qui, sous prétexte de Liberté Chrétienne, pratiquent le péché ou
entretiennent quelque convoitise, détruisent l'objectif de la vie
chrétienne, à savoir de servir le Seigneur, sans crainte, dans la
sainteté et la justice devant lui, tous les jours de notre vie, étant
délivrés de la main de nos ennemis (Ga 5.13; 1 P 2.16; 2 P 2.19; Jn
8.34; Lc 1.74,75).
22. Le Culte Religieux et le Jour du Sabbat ***
1. La lumière naturelle démontre qu'il est un Dieu qui a
seigneurie et souveraineté sur tout, qui est bon et fait du bien à tous,
et qui, par conséquent, doit être criant, aimé, loué, invoqué, cru et
servi par les hommes de tout leur coeur, de toute leur âme et de toute
leur force (Rm 1.20; Ac 17.24; Ps 119.68; Jr 10.7; Ps 31.23; 18.3; Rm
10.12; Ps 62.8; Jos 24.14; Mc 12.33). mais le vrai Dieu lui-même a
ordonné et fixé par sa propre volonté la façon de lui rendre un culte,
de telle sorte qu'aucun culte ne peut lui être rendu selon l'imagination
et les désirs des hommes, ou selon les suggestions de Satan, sous
quelque représentation que ce soit, ou de quelque autre manière que ce
soit non prescrite dans la Sainte Écriture (Dt 12.32; Mt 15.9; Ac 17.25;
Mt 4.9,10; Dt 4.15-20; Ex 20.4-6; Col 2.23).
2. Le culte religieux ne doit être rendu qu'à Dieu, le Père, le
Fils et le Saint-Esprit, et à lui seul (Mt 4.10 avec Jn 5.23 et 2 Co
13.14), et non pas aux anges, aux saints ou à quelque autre créature
(Col 2.18; Ap 19.10; Rm 1.25); et, depuis la chute, non sans un
Médiateur, ni par quelque autre médiation que celle du Christ seul (Jn
14.6; 1 Tm 2.5; Ep 2.18; Col 3.17).
3. La prière avec action de grâce étant une part particulière du culte religieux (Ph 4.6), Dieu l'exige de tous les hommes (Ps 65.2); pour être acceptée, elle doit être faite au nom du Fils (Jn 14.13,14; 1 P 2.5), avec l'aide de son Esprit (Rm 8.26), selon sa volonté (1 Jn 5.14), avec intelligence, respect, humilité, ferveur, foi, amour et persévérance (Ps 47.7; Ec 5.1,2; Hé 12.28; Gn 18.27; Jc 5.16; 1.6,7; Mc 11.24; Mt 6.12,14,15; Col 4.2; Ep 6.18), et, si à haute voix, dans une langue connue (1 Co 14.14).
4. Il faut prier pour toutes choses légitimes (1 Jn 5.14), pour
toutes les sortes d'hommes actuellement en vie ou qui viendront à naître
(1 Tm 2.1,2; Jn 17.20; 2 S 7.29; Rt 4.12), mais non pas pour les morts
(2 S 12.21-23 avec Lc 16.25,26; Ap 14.13), ni pour les personnes dont on
peut savoir qu'elles ont commis le péché à la mort (1 Jn 5.16).
5. Le culte religieux ordinaire de Dieu comprend (Mt 28.19; 1 Co
11.23-29; Ac 2.42): la lecture des Écritures faite dans la crainte de
Dieu (Ac 15.21; Ap 1.3), une solide prédication (2 Tm 4.2) et l'écoute
attentive de la Parole dans l'obéissance à Dieu, et avec intelligence,
foi et respect (Jc 1.22; Ac 10.33; Mt 13.19; Hé 4.2; Es 66.2), le chant
des psaumes avec la grâce dans le coeur (Col 3.16; Ep 5.19; Jc 5.13),
comme aussi une juste administration des sacrements institués par
Christ; à cela s'ajoutent les serments religieux (Dt 6.13 avec Né
10.29), les voeux (Es 19.21 avec Ec 5.4,5), les jeûnes solennels (Jl
2.12; Est 4.16; Mt 9.15; 1 Co 7.5) et les actions de grâce lors de
circonstances particulières (Ps 107; Est 9.22), le tout devant être
pratiqué, en temps voulu, de manière sainte et religieuse (Hé 12.28).
6. Ni la prière, ni aucune autre partie du culte religieux ne
sont plus liées, maintenant, sous l'Évangile, à quelque lieu, ou rendues
plus acceptables parce qu'elles se passent en tel endroit ou selon
telle direction (Jn 4.21); Dieu doit être adoré partout (Ml 1.11; 1 Tm
2.8) en esprit et en vérité (Jn 4.23,24), aussi bien quotidiennement (Mt
6.11) en famille (Jr 10.25; Dt 6.6,7; Jb 1.5; 2 S 6.18,20; 1 P 3.7; Ac
10.2) et dans le secret (Mt 6.6; Ep 6.18), que, de façon plus
solennelle, dans les assemblées publiques qui ne doivent être négligées
ou oubliées, ni par étourderie, ni volontairement, alors que Dieu nous y
appelle par sa Parole ou sa providence (Es 56.6,7; Hé 10.25; Pr
1.20,21,24; 8.34; Ac 13.42; Lc 4.16; Ac 2.42).
7. Comme c'est une loi naturelle qu'en général une certaine
mesure de temps soit mise à part pour le culte divin, Dieu a aussi
spécialement désigné, par un commandement positif, moral et perpétuel de
sa Parole, liant tous les hommes de tous les temps, un jour sur sept
comme Sabbat à lui consacrer (Ex 20.8,10,11; Es 56.2,4,6,7); depuis le
commencement du monde jusqu'à la résurrection du Christ, ce jour fut le
dernier de la semaine; à partir de la résurrection de Christ, et pour
être continué jusqu'à la fin du monde comme le Sabbat chrétien (Ex
20.8,10 avec Mt 5.17,18), il est devenu le premier jour de la semaine
(Gn 2.2,3; 1 Co 16.1,2; Ac 20.7) appelé, dans l'Écriture, le Jour du
Seigneur (Ap 1.10).
8. Ce Sabbat est vraiment consacré au Seigneur lorsque les
hommes, ayant auparavant préparé leurs coeurs et mis en ordre leurs
affaires ordinaires, non seulement observent tout le jour un saint repos
de leurs propres oeuvres, paroles et pensées se rapportant à leurs
travaux et récréations profanes (Ex 20.8; 16.23,25,26,29,30; 31.15-17;
Es 58.13; Né 13.15-19,21,22), mais occupent tout leur temps aux
exercices publics et privés du culte et à des devoirs d'obligation et de
miséricorde (Es 58.13; Mt 12.1-13).
23. Les Serments et Voeux Légitimes ***
1. Un serment légitime fait partie du culte religieux (Dt 10.20)
lorsqu'en une juste occasion la personne le prêtant prend Dieu à témoin
de ce qu'elle affirme ou promet, et s'en remet à son jugement quant à la
vérité ou à la fausseté de ce qu'elle a juré (Ex 20.7; Lv 19.12; 2 Co
1.23; 2 Ch 6.22,23).
2. Seul le nom de Dieu est celui par lequel les hommes doivent
prêter serment; aussi doit-il être prononcé avec crainte et respect (Dt
6.13). C'est pourquoi jurer en vain ou trop vite par ce Nom glorieux et
redoutable, ou jurer par quelque autre choses, est un péché et doit être
exécré (Ex 20.7; Jr 5.7; Mt 5.34,37; Jc 5.12). Cependant, pour des
questions importantes ou en certaines occasions, prêter serment est
justifié par la Parole de Dieu, sous le Nouveau Testament comme sous
l'Ancien (Hé 6.16; 2 Co 1.23; Es 65.16); si bien qu'en de telles
matières, il faut prêter le serment légal imposé par l'autorité légitime
(1 R 8.31; Né 13.25; Esd 10.5).
3. Quiconque prête serment doit dûment considérer le poids d'un
acte aussi solennel et ne rien déclarer d'autre que ce dont il est
pleinement persuadé être la vérité (Ex 20.7; Jr 4.2); nul ne peut se
lier par serment que pour ce qui est bon et juste, et pour ce qu'il
croit être tel, et pour ce qu'il est apte et résolu à accomplir (Gn
24.2,3,5,6,8,9). Cependant, c'est un péché de refuser de prêter serment à
propos d'une chose bonne et juste, quand une autorité légitime l'exige
(Nb 5.19,21; Né 5.12; Ex 22.7-11).
4. Un serment doit être prêté en des termes clairs et simples,
sans user d'équivoque ou de restriction mentale (Jr 4.2; Ps 24.4). Il ne
peut contraindre à pécher; sous cette réserve, une fois prêté, il doit
être respecté, même au prix d'un préjudice pour celui qui l'a prêté (1 S
25.22,32-34; Ps 15.4). Il ne doit pas non plus être violé sous prétexte
qu'il a été fait à des hérétiques ou à des infidèles (Ez 17.16,18,19;
Jos 9.18,19 avec 2 S 21.1).
5. Un voeu est de même nature qu'un serment avec promesse et doit
être fait avec le même sérieux religieux et observé avec la même
fidélité (Es 19.21; Ec 5.4-6; Ps 61.8; 66.13,14).
6. C'est à Dieu seul et non pas à quelque créature que doit
s'adresser le voeu (Ps 76.11; Jr 44.25,26); et, pour être acceptable, il
doit être fait de plein gré, par la foi, avec la conscience du devoir,
en témoignage de reconnaissance pour la miséricorde reçue ou en vue
d'obtenir ce dont nous avons besoin; par là nous nous engageons
strictement à des devoirs nécessaires, ou à d'autres choses aussi loin
et aussi longtemps qu'elles pourront nous entraîner (Dt 23.21-23; Ps
1.14; Gn 28.20-22; 1 S 1.11; Ps 66.13,14; 132.2-5).
7. Rien de ce qui est défendu par la Parole de Dieu, de ce qui
fait obstacle aux devoirs qu'elle ordonne, ou de ce qui n'est pas en
notre pouvoir, ou de ce qui ne bénéficie pas, de la part de Dieu, d'une
promesse nous y autorisant ne doit faire l'objet d'un voeu (Ac 23.12,14;
Mc 7.26; Nb 30.5,8,12,13). À cet égard les voeux monastiques papistes
de célibat perpétuel, de pauvreté déclarée et d'obéissance à une règle
sont si loin d'être des degrés de haute perfection qu'ils sont plutôt
des pièges superstitieux et coupables auxquels nul chrétien ne doit se
laisser prendre (Mt 19.11,12; 1 Co 7.2,9; Ep 4.28; 1 P 4.2; 1 Co 7.23).
24. Le Gouvernement Politique ***
1. Dieu, le suprême Seigneur et Roi du monde entier, a établi,
pour sa propre gloire et pour le bien public, des gouvernants ayant
autorité, sous la sienne, sur les citoyens. À cet effet, il leur a donné
le pouvoir du glaive afin qu'ils protègent et encouragent les gens de
bien et qu'ils punissent les malfaiteurs (Rm 13.1-4; 1 P 2.13,14).
2. Les Chrétiens peuvent légitimement accepter la charge de
gouvernant quand ils y sont appelés (Pr 8.15,16; Rm 13.1,2,4); dans
l'exercice de cette charge, comme ils doivent tout spécialement soutenir
la piété, la justice et la paix, selon le Droit de chaque État (Ps
2.10-12; 1 Tm 2.2; Ps 82.3,4; 2 S 23.3; 1 P 2.13), ils peuvent, à cet
effet, faire légitimement la guerre, présentement, sous le Nouveau
Testament, lorsque les circonstances le justifient et l'imposent (Lc
3.14; Rm 13.4; Mt 8.9,10; Ac 10.1,2; Ap 17.14,16).
3. Le gouvernant ne peut assumer lui-même le ministère de la
Parole et des sacrements, ou le pouvoir des clés du Royaume des cieux (2
Ch 26.18 avec Mt 18.17 et 16.19; 1 Co 12.28,29; Ep 4.11,12; 1 Co 4.1,2;
Rm 10.15; Hé 5.4); cependant il a l'autorité, et c'est son devoir, de
prendre toutes dispositions pour assurer l'unité et la paix dans
l'Église, pour mettre fin aux blasphèmes et aux hérésies de toutes
sortes, pour prévenir ou réformer toutes corruptions et tous abus dans
le culte et la discipline, et pour faire dûment reconnaître, appliquer
et respecter tous les commandements de Dieu (Es 49.23; Ps 122.9; Esd
7.23,25-28; Lv 24.16; Dt 13.5,6,12; 2 R 18.4; 1 Ch 13.1-9; 2 R 23.1-26; 2
Ch 34.33; 15.12,13). Pour que tout cela soit mieux réalisé, il a le
pouvoir de convoquer des synodes, d'y être présent et de veiller à ce
que tout y soit traité selon la pensée de Dieu (2 Ch 19.8-11; 29; 30; Mt
2.4,5).
4. C'est le devoir des citoyens de prier pour les gouvernants (1
Tm 2.1,2), de les honorer (1 P 2.17), de leur verser impôts et autres
dûs (Rm 13.6,7), d'obéir à leurs lois légitimes et d'être soumis à leur
autorité par motif de conscience (Rm 13.5; Tt 3.1). Leur infidélité ou
leur différence de religion n'annule pas l'autorité juste et légale des
gouvernants et ne dispense pas les citoyens, y compris les
ecclésiastiques (Rm 13.1; 1 R 2.35; Ac 25.9-11; 2 P 2.1,10,11; Jude
8-11), de leur obéir (1 P 2.13,14,16); et le Pape (Romain) n'a ni
pouvoir ni juridiction sur eux, dans leurs États, ou sur un quelconque
de leurs citoyens; il peut moins encore les déposséder de leurs États ou
de leurs vies, qu'il les juge être hérétiques ou sous tout autre
prétexte que ce soit (2 Th 2.4; Ap 13.15-17).
( Séparation de l'Église et de l'État )
25. Le Mariage ***
1. Il ne peut y avoir de mariage qu'entre un seul homme et une seule femme; aussi n'est-il pas permis, dans le même temps, qu'un homme ait plus d'une femme et qu'une femme ait plus d'un mari (Gn 2.24; Mt 19.5,6; Pr 2.17).
2. Le mariage a été institué pour le soutien mutuel du mari et de
la femme (Gn 2.18), pour la croissance du genre humain par légitime
descendance, et de l'Église par lignée sainte (Ml 2.15), et pour mettre
obstacle à l'impudicité (1 Cor 7.2,9).
3. Tous ceux qui sont capables de donner leur consentement avec
discernement peuvent légitimement se marier (Hé 13.4; 1 Tm 4.3; 1 Cor
7.36-38; Gn 24.57,58). Cependant, il est du devoir des chrétiens de ne
se marier que dans le Seigneur (1 Cor 7.39). Par conséquent, ceux qui
professent la vraie religion réformée ne devraient épouser ni infidèles,
ni papistes, ni d'autres idolâtres; leur piété devrait également les
empêcher de s'unir par mariage avec des personnes notoirement connues
pour leur inconduite ou qui soutiennent de damnables hérésies (Gn 34.14;
Ex 34.16; Dt 7.3,4; 1 R 11.4; Né 13.25-27; Ml 2.11,12; 2 Co 6.14).
4. Il ne doit pas y avoir mariage aux degrés de consanguinité ou
de parenté par alliance interdits par la Parole (Lv 18; 1 Co 5.1; Am
2.7). De tels mariages incestueux ne peuvent être légitimés par quelque
loi humaine, ou par le consentement des parties, comme si ces personnes
pouvaient vivre ensemble comme mari et femme (Mc 6.18; Lv 18.24-28). Un
homme ne peut davantage épouser un parent, très proche de sa femme par
le sang, qu'il ne le peut avec l'un des siens; et réciproquement (Lv
20.19-21).
5. L'adultère, ou la fornication, commis après la promesse de
mariage et découvert avant le mariage, est, pour la partie innocente, un
motif de rompre son engagement (Mt 1.18-20). En cas d'adultère après le
mariage, la partie innocente a le droit d'entamer une procédure de
divorce (Mt 5.31,32) et, une fois divorcée, de se remarier, comme si le
conjoint coupable était mort (Mt 19.9; Rm 7.2,3).
6. Bien que la corruption humaine soit telle qu'elle puisse
indûment fournir des arguments pour séparer ceux que Dieu a unis par le
mariage, rien cependant, sauf l'adultère ou un abandon criminel
volontaire auquel ni l'Église ni le magistrat ne peuvent remédier, ne
constitue une cause suffisante pour en dissoudre le lien (Mt 19.8,9; 1
Co 7.15; Mt 19.6). En cas d'adultère ou d'abandon, une procédure
publique en bonne et due forme doit être mise en oeuvre, et les
personnes concernées ne doivent pas être abandonnées à leurs propres
volonté et jugement (Dt 24.1-4).
26. L'Église ***
1. L'église catholique ou universelle, qui est invisible, comprend la totalité des élus: ceux qui ont été, sont et seront rassemblés dans l'unité, sous Christ, leur Chef. Elle est l'épouse, le corps et la plénitude de celui qui remplit tout en tous (Ep 1.10,22,23; 5.23,27,32; Col 1.18).
2. L'église visible, qui est elle aussi catholique ou universelle
sous l'Évangile (non plus limitée à une seule nation comme auparavant
sous la Loi), comprend tous ceux qui, dans le monde entier, professent
la vraie religion (1 Co 1.2; 12.12,13; Ps 2.8; Ap 7.9; Rm 15.9-12),
ainsi que leurs enfants (1 Co 7.14; Ac 2.39; Ez 16.20,21; Rm 11.16; Gn
3.15; 17.7); elle est le royaume du Seigneur Jésus-Christ (Mt 13.47; Es
9.7), la maison et la famille de Dieu (Ep 2.19; 3.15), hors de laquelle
il n'est pas de possibilité normale de salut (Ac 2.47).
3. Christ a donné à cette église catholique (universelle) visible le ministère, les oracles et les ordonnances de Dieu, pour le rassemblement et le perfectionnement des saints, en cette vie et jusqu'à la fin du monde; par sa présence et son Esprit, selon sa promesse, il leur donne efficacité (1 Co 12.28; Ep 4.11-13; Mt 28.19,20; Es 59.21).
4. L'église catholique a été parfois plus, parfois moins,
visible (Rm 11.3,4; Ap 12.6,14). Et les Églises particulières qui en
sont membres sont plus ou moins pures selon la manière avec laquelle la
doctrine de l'Évangile y est enseignée et reçue, la discipline respectée
et le culte public célébré (Ap 2; 3; 1 Cor 5.6,7).
5. Les Églises les plus pures ici-bas sont sujettes et au
compromis et à l'erreur (1 Co 13.12; Ap 2; 3; Mt 13.24-30,47); et
quelques-unes ont même tant dégénéré qu'elles ne sont plus des Églises
du Christ mais des synagogues de Satan (Ap 18.2; Rm 11.18-22).
Néanmoins, il y aura toujours sur la terre une église pour rendre un
culte à Dieu selon sa volonté (Mt 16.18; Ps 72.17; 102.28; Mt 28.19,20).
6. Le seul chef de l'Église est le Seigneur Jésus-Christ (Col
1.18; Ep 1.22). Le Pape de Rome ne peut l'être en aucun sens; mais il
est cet Antéchrist, cet homme de péché et fils de perdition, qui se
dresse lui-même, dans l'Église, contre Christ et tout ce qui est nommé
Dieu (Mt 23.8-10; 2 Th 2.3-9; Ap 13.6).
Le Seigneur Jésus-Christ, comme Roi et Chef de son Église, a confié le
gouvernement de celle-ci à des ministres et des pasteurs distincts des
magistrats civils (Es 9.6,7; 1 Tm 5.17; 1 Th 5.12; Ac 20.17,18; Hé
13.7,17,24; 1 Cor 12.28; Mt 28.18-20).
Les membres de ces églises sont saints en vertu de leur appel ; ils
manifestent de façon visible et demontrent leur obéissance à cet appel
du Christ (dans et par leur profession de foi et leur conduite). Ils
consentent librement à marcher ensemble, selon l'ordre de Christ,
s'abandonnant au Seigneur, et l'un à l'autre, par la volonté de Dieu, en
professant leur soumission aux ordonnances de l'Évangile.
7. À chacun de ces églises donc a rassemblé, d'après
son esprit déclaré dans sa Parole, il hath donné tous ce pouvoir et autorité qui
sont nécessaire pour leur transport sur cet ordre dans adoration en aucune façon
et disciplinent qui il les hath ont institué pour eux pour observer; avec ordres
et règles pour l'exercer dû et bon, et exécuter de ce pouvoir.
(Matthieu
18:17, 18; 1 Corinthiens 5:4, 5; 1 Corinthiens 5:13; 2 Corinthiens
2:6-8)
8. Une église particulière, a rassemblé et complètement a organisé
d'après l'Esprit de Christ, consiste en officiers et membres; et les
officiers ont nommé par Christ être choisi et mettre par l'église séparément
(donc à appelé et a rassemblé), pour l'administration particulière
des ordonnances, et exécution de pouvoir ou devoir qui il intrusts ils avec, ou
les appelle à, à suivre à la fin du monde, est évêques ou aînés, et
diacres.
(Actes 20:17, 28; Philippiens 1:1)
9. Le chemin nommé par Christ pour l'appel de toute personne, crise et doué par le Saint-Esprit, au
bureau d'évêque ou aîné dans une église, est, qu'il soit choisi thereunto par le
suffrage commun de l'église lui-même; et a mis en jeunant solennellement
séparément et prière, avec imposition de mains de l'eldership de l'église, s'il
y en a auparavant a constitué en cela; et d'un diacre qu'il soit choisi par le
même suffrage, et a mis par prière séparément, et la même imposition de
mains.
(Actes 14:23; 1 Timothée 4:14; Actes 6:3, 5, 6)
10. Le travail des pasteurs qui sont assister au service de Christ constamment, dans ses
églises, dans le ministère du mot et prière, avec regarder pour leurs âmes,
comme ils cela doit lui donner un compte; c'est en fonction sur les églises à
qui ils secourent, pas seul leur donner le respect tout dû, mais aussi
communiquer à eux de toutes leurs bonnes choses d'après leur capaêité, ainsi
comme ils peuvent avoir une provision confortable, sans être eux-mêmes à empétré
dans les affaires séculières; et peut être aussi capable d'exercer l'hospitalité
vers autres; et cela est exigé par la loi de nature, et par l'ordre exact de
notre Seigneur Jésus que les hath ont décrété qu'ils cela prêchent l'Évangile
devrait vivre de l'Évangile.
(Actes 6:4; Hébreux 13:17; 1 Timothée 5:17, 18;
Galates 6:6, 7; 2 Timothée 2:4; 1 Timothée 3:2; 1 Corinthiens
9:6-14)
11. Bien que ce soit en fonction sur les évêques ou pasteurs des
églises, être immédiat dans prêcher la Parole, par bureau, cependant le travail de
prêcher la Parole n'est pas confiné à eux si étrangement mais qu'autres aussi doué
et est allé par le Saint-Esprit pour lui, et a approuvé et a appelé par
l'église, et devrait l'exécuter.
(Actes 11:19-21; 1 Pierre 4:10, 11)
12. Comme tous les croyants sont liés pour les joindre aux églises
particulières, quand et où ils ont l'occasion donc faire; donc tout qui sont
admis aux privilèges d'une église, est aussi de cela sous les blâmes et
gouvernement, d'après la règle de Christ.
(1 Thessaloniciens 5:14; 2
Thessaloniciens 3:6, 14, 15)
13. Aucuns membres d'église, sur toute offense
prise par eux, après ayant exécuté leur devoir ont exigé d'eux vers la personne
à qu'ils sont offenses, devrait déranger tout ordre d'église, ou absent
eux-mêmes des assemblées de l'église, ou administration de toutes ordonnances,
sur le compte de telle offense à en de leurs membres compagnon, mais attendre
sur Christ, dans la façon d'agir supplémentaire de l'église. (Matthieu
18:15-17; Ephesiens 4:2, 3)
14. Comme chaque église, et tous les membres
de lui, est lié prier pour le bon et prospérité de toutes les églises de
Christ continuellement, dans toutes les places, et sur toutes les occasions
avancer chaque un dans les liens de leurs places et appels, dans l'exercice de
leurs cadeaux et grâces, donc les églises, quand a planté par la prévoyance de
Dieu, ainsi comme ils peuvent aimer l'occasion et avantager pour lui, devrait
tenir la communion parmi eux-mêmes, pour leur paix, augmentation d'amour, et
édification mutuelle.
(Ephesiens 6:18; Psaumes 122:6; Romains 16:1, 2; 3 Jean
8-10)
15. Dans cas de difficultés ou différences, non plus dans point de
doctrine ou administration, où non plus les églises dans général est intéressé,
ou toute une église, dans leur paix, union, et édification; ou tout membre ou
membres de toute église sont blessés, dans ou par tous débats dans les blâmes
pas consentant à vérité et ordre: c'est d'après l'Esprit du Christ qui
beaucoup des églises qui tiennent la communion ensemble, faites, par leurs
messagers, rencontrez pour considérer, et donnez leur conseil ou au sujet de
cette matière dans différence, être rapportés à toutes les églises ont
intéressé; howbeit que ces messagers se sont assemblées, n'est pas des intrusted
avec tout pouvoir d'église correctement donc à appelé; ou avec toute juridiction
sur les églises elles-mêmes, exercer tous blâmes sur toutes églises ou personnes
non plus; ou imposer leur détermination sur les églises ou officiers. (Actes
15:2, 4, 6, 22, 23, 25; 2 Corinthiens 1:24; 1 Jean 4:1)
27. La Communion des Saints ***
1. Tous les saints qui sont unis à Jésus-Christ, leur Chef, par
son Esprit et par la foi, ont communion avec lui en sa grâce, ses
souffrances, sa mort, sa résurrection et sa gloire (1 Jn 1.3; Ep
3.16-19; Jn 1.16; Ep 2.5,6; Ph 3.10; Rm 6.5,6; 2 Tm 2.12), et, étant
unis les uns aux autres dans l'amour, ils se communiquent leurs dons et
grâces (Ep 4.15,16; 1 Co 12.7; 3.21-23; Col 2.19), et ils sont dans
l'obligation d'accomplir ces devoirs publics et privés qui contribuent à
leur bien mutuel, tant dans l'homme intérieur que dans l'homme
extérieur (1 Th 5.11,14; Rm 1.11,12,14; 1 Jn 3.16-18; Ga 6.10).
2. Les saints sont tenus, par profession, de maintenir entre eux une sainte communauté et communion dans le culte rendu à Dieu, et d'accomplir tout autre service spirituel pouvant contribuer à l'édification mutuelle (Hé 10.24,25; Ac 2.42,46; Es 2.3; 1 Co 11.20), et à s'entraider dans les choses extérieures selon les capacités et les besoins divers de chacun. Cette communion, pour autant que Dieu en donne occasion, doit s'étendre à tous ceux qui, en tout lieu, en appellent au Nom du Seigneur Jésus (Ac 2.44,45; 1 Jn 3.17; 2 Cor 8; 9; Ac 11.29,30).
3. Cette communion que les saints ont en Christ ne les rend
d'aucune manière participants à la substance de sa divinité et ne les
fait sous aucun rapport ses égaux: affirmer l'un ou l'autre serait impie
et blasphématoire (Col 1.18,19; 1 Co 8.6; Es 42.8; 1 Tm 6.15,16; Ps
45.7 avec Hé 1.8,9). La communion fraternelle des saints n'ôte pas non
plus ni ne réduit les titres et droits de propriété que chaque homme a
sur ses biens et possessions (Ex 20.15; Ep 4.28; Ac 5.4).
28. La Baptême et la Sainte-Cène
1. La Baptême et la Sainte-Cène sont des ordonnances d'institution positive et souveraine, prescrites par le Seigneur Jésus le seul législateur, et doivent être perpétués dans l'Église jusqu'à la fin du monde. (Mt 28.19-20; 1 Cor 11.26),
2. Ces deux ordonnances, doivent être adminstrées seulement par
ceux qui sont qualifiés et appelés à cette tâche selon le mandat de
Christ. (Mt 28.19; 1 Cor 4.1).
29. Le Baptême
1. Le Baptême est un ordonnance du Nouveau Testament institué par
Jésus-Christ (Mt 28.19), afin d'être pour le baptisé un signe de
communion avec Christ dans sa mort et sa resurrection, de son insertion
en lui, de la rémission des péchés, et de son offrande de lui-même à
Dieu, par Jésus-Christ, pour vivre et marcher en nouveauté de vie. (Rm
6.3-5, 6.2-4; Gal 3.27; Col 2.12; Mc 1.4; Ac 22.16).
2. Ceux qui professent de fait la repentance envers Dieu et la foi et l'obéissance au Seigneur Jésus-Christ, sont les seuls sujets aptes à recevoir cette ordonnance. (Mc 16.16; Jn 1.33; Mt 28.19,20).
3. L'élément extérieur à utiliser dans cette ordonnance est l'eau, dans laquelle le candidat est baptisé au nom du Père, du fils, et du Saint-Esprit. (Mt 28.19-20; Ac 8.36-37, 2.41, 8.12, 18.8).
4. L'immersion, ou le fait de plonger la personne dans l'eau est
nécessaire pour que cette ordonnance soit légitimement administrée. (Mt
3.16; Jn 3.23),
30. La Sainte Cène ***
1. Dans la nuit où il fut livré, notre Seigneur Jésus
institué la Sainte Cène, pour qu'il soit respecté dans son Église
jusqu'à la fin du monde, en perpétuelle mémoire du sacrifice de lui-même
en sa mort; il est le sceau de tous les bienfaits accordés aux vrais
croyants: la nourriture spirituelle et la croissance en Christ, les
progrès dans l'accomplissement de tous leurs devoirs envers lui; il est
le contrat et le gage de leur communion avec le Seigneur et entre eux en
tant que membres de son corps mystique (1 Co 11.23-26; 10.16,17,21;
12.13).
2. Dans cette ordonnance, Christ n'est pas offert à son Père, et
il n'y fait aucun réel sacrifice pour la rémission des péchés des
vivants ou des morts (Hé 9.22,25,26,28), mais il est fait une
commémoration de l'unique offrande de Christ par lui-même sur la croix
une fois pour toutes, et une oblation spirituelle à Dieu de toute
louange possible pour cette offrande (1 Co 11.24-26; Mt 26.26,27).
Ainsi, le sacrifice Papiste de la Messe (comme ils l'appellent) est très
abominablement injurieuse pour le seul et unique sacrifice, pour la
seule propitiation pour tous les péchés des élus (Hé 7.23,24,27;
10.11,12,14,18).
3. Le Seigneur Jésus a prescrit à ses ministres de déclarer aux
fidèles ses paroles d'institution, de prier et de bénir les éléments du
pain et du vin afin de les soustraire à leur usage ordinaire pour les
destiner à un saint usage, de prendre le pain et de le rompre, de
prendre la coupe et (en communiant aussi eux-mêmes) de donner les deux
éléments aux communiants (Mt 26.26-28 et Mc 14.22-24 et Lc 22.19,20 avec
1 Cor 11.23-26), c'est-à-dire aux seules personnes présentes dans
l'assemblée (Ac 20.7; 1 Cor 11.20).
4. Les messes privées ou la réception de cette ordonnance par un
prêtre ou par tout autre, quand il est seul (1 Co 10.16), ainsi que le
refus de la coupe aux fidèles (Mc 14.23; 1 Co 11.25-29), le culte rendu
aux éléments, leur élévation, leur transfert pour qu'ils soient adorés,
et leur mise à part pour quelque prétendu usage religieux sont autant de
pratiques contraires à la nature de ce sacrement et à son institution
par Christ (Mt 15.9).
5. Les éléments extérieurs de cette ordonnance, dûment réservés à
l'usage établi par Christ, ont un lien si étroit avec lui crucifié
qu'en toute vérité - mais seulement sacrementalement - ils sont parfois
désignés par le nom des réalités qu'ils représentent, à savoir: le corps
et le sang de Christ (Mt 26.26-28); mais, en substance et en nature,
ils demeurent vraiment et seulement du pain et du vin tels qu'ils
étaient auparavant (1 Cor 11.26-28; Mt 26.29).
6. La doctrine (communément appelée Transsubstantiation) qui
soutient qu'il y a un changement de la substance du pain et du vin en la
substance du corps et du sang de Christ, par la consécration d'un
prêtre ou par quelque autre moyen, ne répugne pas seulement à la seule
Écriture, mais aussi au sens commun et à la raison; elle renverse la
nature du sacrement et a été et demeure la cause de multiples
superstitions et même de grossières idolâtries (Ac 3.21; 1 Cor 11.24-26;
Lc 24.6,39).
7. Ceux qui reçoivent dignement ce sacrement, quand ils prennent
les éléments visibles (1 Co 11.28), reçoivent alors aussi intérieurement
par la foi, mais réellement, non pas de façon charnelle et corporelle
mais spirituellement, le Christ crucifié; ils s'en nourrissent et ils
reçoivent de lui tous les bénéfices de sa mort: le corps et le sang de
Christ sont alors, non pas corporellement ou charnellement, dans, avec
ou sous le pain et le vin, mais ils sont réellement et spirituellement
présents pour la foi de ceux qui croient en cette ordonnance, de même
que ces éléments eux-mêmes sont présents à leurs sens extérieurs (1 Cor
10.16).
8. Bien que des hommes ignorants et pervers reçoivent les
éléments extérieurs de ce sacrement, ils ne reçoivent pas cependant la
réalité qu'ils signifient, mais au contraire, par leur approche indigne,
ils sont coupables envers le corps et le sang du Seigneur, pour leur
propre damnation. Par conséquent, toutes les personnes ignorantes et
impies, de même qu'elles sont incapables de goûter la communion avec le
Seigneur, sont indignes de sa table, et ne peuvent, sans péché grave
contre Christ, tant qu'elles restent telles, participer à ces saints
mystères (1 Cor 11.27-29; 2 Cor 6.14-16) ou y être admises (1 Cor
5.6,7,13; 2 Th 3.6,14,15; Mt 7.6).
31. L'État des Hommes après la mort, la Résurrection des Morts
1. Après la mort, les corps des hommes retournent à la poussière
et connaissent la corruption (Gn 3.19; Ac 13.36); mais les âmes, qui ne
meurent ni ne dorment, ayant une existence immortelle, retournent
immédiatement à Dieu qui les a données (Lc 23.43; Ec 12.7). Les âmes des
justes, devenues parfaitement saintes, sont reçues au plus haut des
cieux où elles contemplent la face de Dieu, dans la lumière et dans la
gloire, attendant la pleine rédemption de leurs corps (Hé 12.23; 2 Co
5.1,6,8; Ph 1.23 avec Ac 3.21 et Ep 4.10). Les âmes des méchants sont
jetées en enfer, où elles demeurent dans les tourments et d'épaisses
ténèbres dans l'attente du jugement du grand Jour (Lc 16.23,24; Ac 1.25;
Jude 6,7; 1 P 3.19). L'Écriture ne reconnaît pas, pour les âmes
séparées de leurs corps, d'autre place que ces deux-là.
2. Au dernier jour, ceux qui seront trouvés en vie ne mourront
pas mais seront transformés (1 Th 4.17; 1 Co 15.51-52); et tous les
morts ressusciteront avec leurs propres corps (bien qu'avec des qualités
différentes) et pas d'autres. Les corps seront réunis à leurs âmes pour
toujours (Jb 19.26,27; 1 Cor 15.42-44).
3. Les corps des injustes ressusciteront, par la puissance de
Christ, pour le déshonneur; les corps des justes, par son Esprit, pour
l'honneur et pour être rendus conformes à son propre corps glorieux (Ac
24.15; Jn 5.28,29; 1 Cor 15.43; Ph 3.21).
32. Le Jugement Dernier
1. Dieu a fixé un jour auquel il jugera le monde, en toute justice, par Jésus-Christ (Ac 17.31) à qui tout pouvoir et tout jugement ont été donnés par le Père (Jn 5.22,27). En ce jour, les anges déchus ne seront pas les seuls à être jugés (1 Co 6.3; Jude 6; 2 P 2.4); tous les êtres humains qui ont vécu sur la terre comparaîtront, aussi, devant le tribunal de Christ pour rendre compte de leurs pensées, de leurs paroles et de leurs actes. et être rétribués selon ce qu'ils auront fait dans leur corps, soit en bien, soit en mal (2 Cor 5.10; Ec 12.14; Rm 2.16; 14.10,12; Mt 12.36,37).
2. Le but de Dieu en fixant ce jour est de manifester la gloire
de sa miséricorde par le salut éternel des élus, et celle de sa justice
par la damnation des réprouvés qui sont pervers et désobéissants. Car
alors les justes iront à la vie éternelle et recevront la plénitude de
joie et de rafraîchissement que procure la présence du Seigneur; mais
les pervers, qui ne veulent ni connaître Dieu, ni obéir à l'Évangile de
Jésus-Christ, seront jetés en d'éternels tourments et punis par
l'éternelle destruction de la présence du Seigneur et de la gloire de sa
puissance (Mt 25.31-46; Rm 2.5,6; 9.22,23; Mt 25.21; Ac 3.19; 2 Th
1.7-10).
3. Christ désire que nous soyons pleinement persuadés qu'il y aura un jour pour le jugement, à la fois pour décourager du péché tous les hommes et pour grandement consoler les saints dans leurs épreuves (2 P 3.11,14; 2 Co 5.10,11; 2 Th. 1.5,6,7; Lc 21.27-29; Rm 8.23-25). Cependant, il veut que ce jour reste inconnu des hommes afin qu'ils soient débarrassés de toute sécurité charnelle et veillent sans cesse puisqu'ils ignorent à quelle heure le Seigneur viendra, et qu'ils soient toujours prêts à dire: "Viens Seigneur Jésus, viens vite. Amen" (Mt 24.36,42-44; Mc 13.35-37; Lc 12.35-36; Ap. 22.20).
Nous, les Ministres et Messagers d'une centaine d'églises baptisées en
Angleterre et au Pays de Galle, et ayant à coeur l'intérêt des dites
églises, rejetant l'Arminianisme, nous sommes rencontrés à Londres, du
troisième jour du septième mois jusqu'au onzième jour du même mois, en
1689, pour considérer certaines choses à la gloire de Dieu et pour le
bien de nos congrégations. Il nous a semblé bon, pour satisfaire les
églises (de tous les autres Chrétiens) qui diffèrent de nous sur la
question du Baptême, de recommander à leur attention cette confession de
notre foi, confession dont nous affirmons qu'elle contient la doctrine
de notre foi et de notre pratique. Nous désirons également que les
membres de nos églises respectives s'en munissent.
(Au nom et pour toute l'Assemblée).
LA CONFESSION DE FOI BAPTISTE DE LONDRES DE 1689
Trente-Deux Articles sur la Foi et la Vie Chrétiennes avec les Preuves Scripturaires